Coucou tout le monde!
Me revoici avec un tout nouveau chapitre tout beau! Mouais, enfin, ça... J'vous laisse en juger hein! Perso, j'aime pas trop trop ce chapitre... Mais bon. Y a des jours avec des jours sans.
Ptit message à Manon-De-Nice qui me lit : Laisse moi des commentaires, toi!
Wala. Sinon, merci encore aux gens qui m'lisent!
Bisous tout le monde!
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|.¢нαριтяє 2.|
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Le lendemain, à huit heures lorsque Yoann débarqua en cours – avec quelques minutes de retard – Titia remarqua tout de suite que quelque chose clochait. Déjà, il sortit ses affaires en ronchonnant, chose qu'il ne faisait jamais. Puis, même après les avoir sorties, il croisa les bras, et s'obstina à ne pas croiser le regard de Titia.
- Yoann ? Qu'est ce qu'il se passe, murmura Titia, en s'aplatissant sur la table.
- Rien.
- Ne dis pas rien. Ca se voit quand quelque chose ne vas pas.
Yoann soupira et continua de fixer le tableau noir, où leur professeur de mathématiques inscrivait des formules dénuées de sens pour le jeune homme.
- J'ai reçu un appel que je ne m'attendais pas à avoir.
- C'était qui, demanda-t-elle, doucement.
- Quelqu'un... Que je ne m'attendais pas à avoir au téléphone.
Titia soupira, avant de saisir la main de Yoann. Il lui adressa pour la première fois ce matin là, un regard. Un regard plein de tristesse, mais aussi de gratitude.
Lorsque, un quart d'heure plus tard, la sonnerie les libera enfin, Titia et Yoann allèrent retrouver J-B et Fabien qui les attendaient sur le parvis, le temps de leur pause. Tous les quatre assis à une table de libre, étaient pour le moment silencieux. Jean-Baptiste avait déjà allumé une cigarette, et son regard passait d'un jumeau à l'autre. Il avait remarqué que quelque chose clochait, mais ignorait encore de quoi il pouvait bien s'agir.
- Quelqu'un m'explique ?
- Sale journée, lâcha brutalement Yoann.
- Ah, répondit simplement Jean-Baptiste.
Soudain l'ambiance sembla encore plus tendue. Le portable de Yoann se mit à sonner et il répondit d'un grognement. Il raccrocha quelques secondes plus tard, sans un mot.
- Bien. Les enfants, que diriez vous de sécher, proposa ce dernier le plus naturellement du monde.
Les trois autres le regardèrent d'un air un peu surpris. Fabien fut le premier à réagir.
- C'est ok pour moi !
- Allez, ok pour moi aussi, ajouta Titia.
Jean Baptiste haussa légèrement les épaules.
- D'accord pour moi aussi.
- Bien.
Yoann se leva. Les trois autres l'imitèrent. Ils se dirigèrent vers la sortie du lycée – les sorties des élèves n'étant pas contrôlées. Une fois dehors, tous les quatre se dirigèrent vers l'arrêt de bus.
- Et on va où, demanda Jean-Baptiste.
- Au Centre Commercial, tenta Titia.
- Bonne idée. J'ai justement besoin de gel, répondit Jean-Baptiste, enjoué.
- Alors, allons-y pour le Centre Commercial, accepta Yoann, qui n'avait qu'une seule envie, se changer les idées.
Ce fut réussit. Tous les quatre passèrent une après midi tranquille, sans penser à leurs soucis. L'après midi se termina dans la cabane de chez Jean-Baptiste. Fabien chantait sans penser à rien d'autre, son frère avait retrouvé sa basse chérie. Quand aux deux autres, ils étaient assis dans le canapé, écoutant les deux frères jouer. Jean-Baptiste, souriait légèrement, en regardant ses deux amis. A chaque fois que quelque chose les retournait, on pouvait être sûr que ça ressortirait dans leur musique. Yoann jouait de façon plus forte, peut-être plus énervée aussi. Et Fabien, lui c'était son registre qui changeait. D'un côté, c'était bien, qu'ils puissent faire ressortir leur colère, et leur peine dans la musique. Mais d'un autre côté, Jean-Baptiste savait que ce serait mieux, s'ils n'avaient pas à le faire parce que tout irait bien...
- Oh, J-B ? T'es avec nous ou pas ?
Jean-Baptiste sortit de ses pensées, et remarqua que Yoann et Fabien avaient finit de jouer. Titia le regardait, d'un air inquiet.
- Désolé, je...Je pensais à autre chose.
Fabien s'affala sur le canapé, aux côtés de Titia. Il soupira avant de déclarer d'un air las :
- Bon. Je crois qu'il va falloir qu'on rentre.
Yoann lâcha un grognement guère engageant.
- Moi aussi Yoann, moi aussi.
- Et le pire, c'est qu'il a compris ce qu'il a dit, ajouta Jean-Baptiste, d'un air blasé comme il savait si bien les faire.
- C'est son jumeau, c'est normal pouffa Titia.
Yoann regarda tour à tour Titia et Jean-Baptiste, puis son frère. Et, surprenant tout le monde, Fabien et Yoann éclatèrent de rire.
- J-B, commença Titia, très franchement. Tu as compris quelque chose ?
- Absolument rien.
Tandis que les deux frères continuaient de rire, Jean-Baptiste et Titia se regardaient d'un air complètement ahuri. Lorsqu'ils se calmèrent, quelques minutes après, ils faisaient tout pour éviter le regard l'un de l'autre, bien conscient que cela les replongerait dans un fou rire. C'était toujours comme ça. Ils riaient et étaient les seuls à savoir pourquoi.
- Bon, dit Fabien, toujours en évitant de regarder son frère.
- Ouais. On va y aller.
- Bon, ben moi aussi alors, ajouta Titia.
Tous les quatre sortirent du cabanon. Puis, Fabien et Yoann partirent de leur côté, Titia du sien, son MP3 dans les oreilles. Elle s'inquiétait pour Yoann. Mais, elle ne pouvait rien faire de plus que d'espérer que tout irait bien. Elle ne savait même pas ce qui avait pu se passer, elle s'inquiétait sans savoir pourquoi...
Après un quart d'heure de marche – elle avait préféré rentrer à pied ce soir là, sans savoir pourquoi – Titia décida de tenter d'avoir un bus. Elle aimait bien marcher, mais ce soir là... Elle avait l'esprit trop ailleurs. Elle serait plus vite chez elle en bus...
Ailleurs, Yoann et Fabien étaient déjà rentrés chez eux. Toute la journée, Yoann avait réfléchit. L'appel de la veille, l'avait vraiment retourné. Il devait prendre une décision. Au plus vite. Il ne pouvait pas se permettre de se laisser emporter par cette histoire. Aussi, à peine rentré dans sa chambre, il prit son portable, et entreprit d'appeler quelqu'un.
- Charlotte ? C'est Yoann...
Titia venait tout juste de rentrer chez elle, et, d'ailleurs, ses parents lui passèrent un savon pour être rentrée si tard – et surtout sans avoir prévenu. Après, en avoir pris pour son grade, la jeune fille rentra dans sa chambre. Elle jeta son sac dans un coin, et alla chercher sa guitare. Elle avait besoin de jouer un peu, pour cesser de s'inquiéter pour Yoann. Elle attaqua tout de suite, par un morceau qu'elle aimait particulièrement, un morceau de Noir Désir, « Comme Elle Vient ». Son beau-père s'appuya contre le chambranle de la porte, l'écoutant jouer, en souriant.
Il était plutôt fier de l'avoir élevé dans ce style de musique. Il était fier, qu'elle ait prit l'initiative de prendre des cours de guitare, des années auparavant. Il était fier de ce qu'elle était devenue. Même s'il avait fallut partir en Allemagne pour que tout aille bien.
Il attendit qu'elle ait finit son morceau, pour déclarer, en faisant semblant de continuer à être en colère contre elle.
- Allez, viens manger ça va être froid.
Titia posa sa guitare dans un coin, et sortit de la chambre, pour se rendre à la salle à manger, où la table était mise. Sa mère était déjà à table et attendait patiemment, tout en regardant les informations Françaises. Elle avait beau parler Allemand, elle préférait quand même regarder la télévision Française.
Après le repas, elle retourna dans sa chambre, et remarqua qu'elle avait eu trois appels en absence. Numéro Inconnu. Elle soupira, et se réinstalla dans son pouf, afin de se remettre à jouer. Tout en laissant les notes de Nirvana planer dans sa chambre, elle laissa vagabonder son esprit. Qui était la personne qui avait appelé Yoann pour le mettre dans un tel état ? Cette question revenait tout le temps. Pourquoi ? Elle était préoccupée par Yoann, certes, mais ce n'étaient pas ces histoires, tout ça. Pourquoi se posait-elle sans cesse cette question ?
Ailleurs, Jean-Baptiste était toujours enfermé dans le cabanon. Il était bientôt neuf heures, et son ventre criait famine. Il finit par sortir du cabanon, et entra dans la villa. Il se dirigea vers la cuisine, sans prêter attention à ses parents qui hurlaient dans le salon. Tout devenait lassant. Il ouvrit le frigo, et prit du beurre, du fromage, et un paquet entier de pain de mie. Ce serait suffisant pour tenir encore un peu dans le cabanon. Arrivé là bas, il prit son téléphone, et remarqua qu'il avait un appel en absence. Pas de numéro. Il s'assit dans le canapé, et ouvrit le paquet de pain de mie. Parfois la vie était étrange...
Il fixait les instruments de musique de ses amis, en réfléchissant. En début d'année, il n'aurait jamais pu penser trouver de telles personnes. Mais, il les avait trouvé. Où plutôt, elles l'avaient trouvé. Yoann et Fabien, eux, c'était des vrais amis. Il les admirait. Ils étaient tellement sur d'eux, tellement à l'aise avec les autres. Il était conscient que si Fabien n'avait pas fait le premier pas, jamais une guitare, une basse, et un micro ne se trouveraient dans ce cabanon. Certes, Titia aussi était une amie géniale, mais, Titia, c'était également la « petite s½ur ». Déjà, parce qu'il avait envie de la surprotéger, en la voyant. Elle était petite, toute fine, et adorable. Et puis, la relation qu'il entretenait avec elle, c'était chamaillerie constante, et puis, de l'amitié à n'en plus finir.
Il se mit à sourire tout seul. Il avait vraiment eu de la chance sur ce coup là. Tout en mangeant, il remarqua que le chat de sa voisine était entré dans le cabanon. Ce chat, il passait beaucoup de temps chez Jean-Baptiste, préférant sa compagnie, à celle de sa vieille folle de maîtresse. Il aimait bien ce chat, tout roux, et au pelage ébouriffé. Très original. Finalement, il finit par laisser le chat manger son fromage.
Parfois, la vie était très étrange...
- Ok, je comprends. D'accord. Je te rappellerais. Oui. Ciao.
Et, sur ces paroles, Yoann raccrocha, avant de se laisser tomber dans son lit et de fixer le plafond. Certes, ce qu'il faisait était loin d'être une bonne idée, mais, il fallait qu'il le fasse. Fabien entra doucement dans la chambre de son frère. Il s'appuya contre le mur, et le regarda.
- Tu as appelé Charlotte ?
- Oui.
- Pourquoi ?
- Parce que je devais comprendre. J'en avais besoin.
- Comprendre quoi, Yoann ? Pourquoi elle t'a fait ça ? Il n'y avait rien à comprendre. Tu le sais bien.
Yoann soupira, et ferma les yeux. Son frère avait raison. Il n'aurait jamais dû l'appeler. Pourtant... Pourtant, il ne regrettait pas. Un an plus tôt, alors qu'il sortait avec Charlotte, il avait appris qu'elle l'avait trompé. Et, ça, il avait quand même eu du mal à s'en remettre. La première fois qu'il aimait vraiment une fille. Et, elle, elle l'avait trompé. La rupture avait été dure pour Yoann. Et, deux mois après, ils avaient déménagé à Berlin, pour le nouveau travail de son beau-père. C'était une chance pour lui. Il n'avait plus à croiser Charlotte.
Mais, la veille, Charlotte l'avait rappelé. Et, lui, il lui avait parlé. Il avait besoin qu'elle lui explique pourquoi elle avait fait ça.
- Elle a dit que ce n'était pas de ma faute. Qu'il l'avait draguée, et qu'elle s'était laissée faire. Parce que, il était beau et populaire. Parce qu'elle avait besoin de changement. Parce que ses parents le trouvaient plus fréquentable.
Fabien ne répondit rien. Il avait écouté son frère dire tout ça. S'il avait croisé Charlotte, il l'aurait tuée. Fabien s'approcha doucement, et s'allongea aux côtés de son frère, comme avant.
- Fab', je fais quoi ?
- Faut que tu l'oublies. Remuer le passé n'est pas une bonne idée.
- Sûrement...
Yoann ferma les yeux. Fabien aussi. Ca allait être dur pour lui de l'oublier. Surtout si elle rappelait. Mais, il y arriverait. Yoann avait toujours eu beaucoup de volonté. Et puis, il n'était pas seul. Il avait Fabien, Jean-Baptiste et Titia.
Tout allait bien se passer...
Chez Titia, l'ambiance n'était pas si terrible. Son beau-père avait finit par arrêter de lui faire la tête, et il était même en train de jouer de la guitare avec elle dans sa chambre. Il n'était pas rare que tous les deux se retrouvent, comme ça, et jouent diverses musiques. En l'occurrence, ils s'étaient attaqués à « Smoke On The Water » de Deep Purple. Une musique simple, pour se détendre. Son beau-père était assis sur le lit, elle enfoncé dans un de ses poufs mous. Ses poufs étaient bleus, et en forme de poire, c'était la raison pour laquelle on s'enfonçait toujours dedans. Cette chanson, c'était la première que Titia avait jouée, et c'était son père qui la lui avait apprise. Elle ne regardait même plus les notes lorsqu'elle la jouait. C'était mécanique. Alors, elle pensait à autre chose. Et, d'ailleurs, elle pensait encore à Yoann. Yoann pour qui elle s'inquiétait encore. Yoann qu'elle avait envie d'appeler, dans le seul et unique espoir de pouvoir l'aider.
Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas la chanson passer. Lorsqu'elle se rendit compte qu'elle était finie, elle regarda son beau-père.
- Bon, Titia, je vais y aller.
- Ok.
- Tu tardes pas trop à aller te coucher, hein.
- Ouais, t'en fait pas.
Il eut un petit sourire qui signifiait « ouais tu parles, je ferais mieux de m'en faire justement », avant de partir dans la chambre d'à côté, où il regardait la télévision en compagnie de la mère de Titia.
Titia, quand à elle, elle continua de jouer un petit moment. A la fin, c'était son invention plus qu'autre chose qu'elle jouait. Des notes, qu'elle lâchait dans les airs, sans réfléchir. Mais, des notes qui donnaient plutôt bien. Elle était perdue dans ses pensées. Au bout d'une demi heure, elle posa sa guitare, et alla se coucher. Tout en fixant le plafond de sa chambre, elle réfléchissait. Tout avait changé depuis qu'elle avait déménagé. Ca avait été un nouveau départ. Et, elle avait rencontré trois garçons tout simplement géniaux. Parce que Fabien, Yoann et Jean-Baptiste, elle les adorait. Tout simplement.
Oui, la vie avait bien changé. Mais, c'était plutôt bien, non ?
Le réveil sonna à sept heures chez Titia. Elle lâcha un grognement, réalisant soudain qu'elle était en week-end. Un samedi matin, réveillée à sept heures. De quoi être dégoûtée. Elle éteignit l'appareil, et s'étira. Elle fixa quelques minutes le plafond, tentant de se souvenir de ce qui était prévu pour cette journée. Evidement, aller jouer chez Jean-Baptiste. La jeune fille sortit de son lit chaud, et frissonna. Les matins en Allemagne, étaient décidément trop froids pour elle. Elle regrettait sa chère France.
Mais, le temps n'était pas au regret. Le temps était plutôt à chercher quoi faire en attendant une heure décente pour se pointer chez son ami. S'habiller lui parut être un bon choix. Après avoir pris une douche rapide, et mit une chemise noire, et un jean, déchiré, elle attacha ses cheveux en une queue de cheval basique, avant de se rendre dans la cuisine, afin de prendre un petit déjeuner.
La journée allait être pas trop mal – enfin, l'esperait-elle.
Dans le cabanon, Jean-Baptiste se réveilla tranquillement sur le coup des neuf heures. Acceptable. Il avait dormit sur le canapé, dans un silence des plus reposant. Il bailla et se leva, afin d'aller prendre une douche à la villa. Au passage, il remarqua qu'Hermann, le chat de la voisine était partit.
Jean-Baptiste entra dans la villa, où tout était silencieux. Chose rare et très reposante. Il monta à l'étage, là où se trouvait la salle de bain, dans laquelle il s'enferma. Il monta légèrement le chauffage, avant de se préparer pour aller prendre une douche.
Dans la chambre de Yoann, ce fut Fabien qui se réveilla en premier. Tous les deux avaient dormis dans le même lit, et, ils n'avaient pas eu énormément de place. Mais, Fabien n'avait pas voulut laisser son frère seul, et Yoann en avait été plutôt content. Rapidement, Yoann aussi ouvrit les yeux. Il sourit en remarquant qu'aucun des deux n'avait finit la nuit par terre. Ils avaient même réussit à rester tous les deux recouvert par la couette ! Après dix minutes de paresse, ils finirent par se lever. Ce fut évidement Yoann qui se rendit en premier dans la salle de bain, étant le plus rapide des deux. Lorsqu'il ressortit, vingt minutes plus tard, Fabien y alla à son tour. Sauf que lui, il monopolisa la salle de bain, durant plus d'une heure !
Lorsqu'il en ressortit, maquillé, habillé, et coiffé correctement, ils se mirent en fin en route pour se rendre chez Jean-Baptiste. Et, dans le bus, environ à mi-chemin, comme d'habitude, Titia les rejoignit.
Et puis, ils descendirent tous les trois, à l'arrêt de bus le plus proche de la villa du batteur. Batteur, d'ailleurs, absent du cabanon, lorsqu'ils entrèrent.