Resumé

ωєℓ¢σмє нєяє єνя'увσ∂у!

Je vous souhaite la bienvenue sur mon tout nouveau skyblog, celui-ci dédié à une histoire que je suis en cours d'écriture. Cette histoire à pour personnages principaux, quatre adolescents, de quinze ans
.


Fabien, jumeau de Yoann, au style dit « Emo », l'eye-liner est son meilleur ami. Il chante bien, et il en profite pour chanter tout le temps !
Yoann, frère jumeau de Fabien, a des dreadlocks châtain clair, il porte des tee-shirts longs, et des baggys XXL.
Titia, la fille du groupe, avec un style simple, jeans, chemises, parfois une cravate gligemment attace autour du cou.
Jean-Baptiste, dit J-B, au style jean tee-shirts, il fait dans la simplicité même. Il n'en reste pas moins quelqu'un qui adore s'occuper de lui, enfin, surtout de ces cheveux, grâce à des tonnes de gel !

Bien. A présent, je vais vous laisser faire plus ample connaissance avec ces personnages, grâce au prologue qui ne devrait pas trop tarder !

Bisous !
Straw-Story.

PS : Straw -> Vive les strawberry !
Story -> Pour l'histoire ^^

PS² : Je tiens à signaler, que Yoann et Fabien sont tous les deux tirés de Tom et Bill, guitariste et chanteur de Tokio Hotel. Donc, si vous voyez des photos d'eux, tout est normal, vu qu'ils sont en quelque sorte eux ^^

# Posté le samedi 10 février 2007 07:09

Modifié le lundi 12 février 2007 16:03

Prologue

Prologue
Petite Info, le prologue se déroule sous quatre points de vues differents. Le premier, est celui de Titia, le second, celui de Yoann, puis vient Fabien, et enfin, celui de Jean-Baptiste. Bonne lecture!

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...ρяσℓσgυє...|
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Un nouveau lycée. Une nouvelle ville. Un nouveau pays. Un nouveau départ. Je devrais me sentir angoissée ? Pourtant, ce n'est pas le cas.
Titia, de mon prénom, 14ans et demi, première entrée au lycée... Seule. Je ne suis avec personne que je connais dans ce lycée, et je n'ai pas peur. C'est nouveau départ, et je sens qu'il sera réussit.

Je passe le portail en fer – portail très bien décoré soit dit en passant – et entre dans un nouvel univers. On nous demande de nous rendre dans la cour. De grands palmiers sont plantés au milieu, je dois dire que ça donne bien. Là, on nous demande d'attendre. Ils commencent l'appel. Seconde 1...Seconde 2... Seconde 3... Seconde 4... Ca y est. J'entend la femme qui fait l'appel, prononcer un « Carbora Titia ». Je me dirige vers le rang déjà formé de quelques personnes. Le rang s'agrandit, et au bout de quelques minutes, nous partons en direction d'une classe. Ca me rappelle le collège tout ça.
Tout en marchant dans les couloirs, je regarde un peu à quoi ressemble le lycée. Tout compte fait, c'est très différent du collège...

Arrivés dans une classe, je vais m'asseoir à droite, contre le mur, un terrain neutre et tranquille. Simplement, je ne reste pas seule bien longtemps – avantage ou inconvénient ? – c'est un gars qui s'approche de ma table. Il a les cheveux châtain clair, et ce qui me frappe le plus, ce sont ses dreadlocks. Il me regarde avec un regard chocolaté, avant de me demander si ça me dérange qu'il se mette là. Je réponds que non, un petit sourire accompagnant ma réponse. Il s'installe à mes côtés, tandis que je lui jette un coup d'½il. Il a un baggy hyper large, et un tee-shirt noir basique. J'aime bien.
Notre prof principale, Madame Muller, commence son petit discourt sur le lycée, que j'écoute distraitement. Du coin de l'½il, je jette un regard au gars à mes côtés, et je remarque qu'il m'observe. Un léger sourire éclaire mon visage.

Une heure plus tard, on nous laisse avoir une petite pause, avant de nous donner nos emploi du temps. Pendant ce temps là, on nous laisse « découvrir » la cour, plus en détail. Je m'apprête à traîner seule durant cette pause, mais le gars décide de faire connaissance avec moi, dès la sortie de la salle.

- Je m'appelle Yoann.
- Titia.
- Tu connais déjà quelqu'un dans le lycée ?
- Personne. Et toi ?
- Ben, juste un gars que je connais depuis un paquet d'année.


Yoann fait un sourire un peu étrange, mystérieux, et moqueur en même temps.

- Depuis un paquet d'année ? demande-je, curieuse.
- En fait...Depuis ma naissance.
- T'as un frère jumeau.
- Gagné.

Je souris. Il me rend mon sourire.

- Il s'appelle Fabien, et... Il est dans une autre classe.
- C'est la première fois que vous n'êtes pas dans la même classe ?
- Ouais. Ca fait étrange. Enfin, ici aussi, la compagnie est sympathique.

Il me fait un petit clin d'½il qui me fait rire. Puis, quelqu'un se dirige vers nous. Quelqu'un qui a une coiffure un peu étrange, avec de longs cheveux noirs, hérissés. Vêtu tout de noir, avec une bonne dose d'eye liner, il s'arête en face de Yoann.

- Titia, je te présente Fabien mon frère. Fab', Titia, une fille de ma classe.
- Salut.
- Vous ne vous ressemblez vachement pas.

La politesse avant tout, je ne le salue même pas. Je ne suis pas très maligne par moments. Enfin, heureusement, ils le prennent plutôt bien et se contentent de rire.

- Imagine nous avec le même look, tu verras qu'on se ressemble, me dit Fabien.

Il a une voix très différente de celle de son frère. J'aime bien. Et puis, il a l'air assez sympa. Environ quinze minutes après, nous devons retourner dans nos classes respectives. Je remarque que Yoann reste avec moi, et au fond, ça me fait plaisir. Il est plutôt sympa, et je ne me voyais pas trop rester seule toute l'année – surtout vu la mentalité des filles de notre classe. On nous distribue nos emploi du temps. Rien qu'à voir le nom de la matière « Culture Design », j'ai déjà hâte de commencer les cours. Je glisse un coup d'½il vers Yoann, qui lui, observe son emploi du temps sous toutes les coutures. Je me demande...

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...A quoi elle pense ? Je sais qu'elle me regarde, je le vois, mais je ne sais pas à quoi elle pense. J'aime bien Titia. Je n'aurais pas pensé rencontrer quelqu'un de sympa aussi rapidement dans ce lycée. Et, puis, elle a de la conversation Titia.

Finalement, je ne regrette pas d'être venu dans ce lycée. Je sais que désormais tout ira bien. Par rapport à avant, je sais que désormais, c'est un nouveau départ, et mieux que je ne l'espérait.

Je ne détache pas mon regard de mon emploi du temps, tout en réfléchissant. Titia est gentille, elle a un style très sympa – une chemise blanche et un jean basique assez serré – et... Elle me fait rire. Pendant la pause, elle m'a fait rire. Un humour décalé, mais rare, et simple. D'ailleurs, je sais que Fabien a pensé la même chose que moi.
Par contre, elle a ce petit accent...On sent qu'elle a des hésitations, quand elle parle, qu'elle cherche ses mots. Elle ne doit pas être Allemande à l'origine. D'où peut-elle venir...
La prof se remet à parler, et je l'écoute d'une oreille distraite. Seconde technologique, spécialisée Art Appliqués... Etude du design... Huit heures par semaine... A quoi ça sert de répéter tout ça ? Si on est là, c'est qu'on le sais, non ? Je remarque que Titia, elle, semble plus attentive aux paroles de Mme Muller. Elle a le type de la fille sérieuse, et qui bosse en cours, sans pour autant laisser passer ça en premier. J'ai connu quelqu'un comme ça...
Finalement, au bout d'une heure, on nous libère enfin. Dès la sonnerie, je range rapidement mes affaires, et remarque que Titia m'attendais. Je lui souris, et nous sortons de la salle. Nous sommes rapidement rejoint dans la cours, par Fabien, et un autre gars, qui parles avec lui. Fabien s'arête face à nous.

- Ah, ben tiens, J-B, je te présente Yoann, mon frère. Yoann, voici Jean-Baptiste, batteur.
- Non, m'exclame-je. Enchanté ! Mais c'est parfait, manque plus qu'un guitariste.
- Vous faites un groupe, demande timidement Titia.

Fabien acquiesce, et puis, soudain, me vient une idée. Probablement, une idée trop belle pour être vraie, mais...

- Tu ne connaîtrais pas quelqu'un qui joue bien de la guitare dans ton entourage ?
- Ben...Y a moi, si vous voulez...
- Tu...Tu joue de la guitare, demande Fabien, étonné. Mais bien bien, ou bien bof ?
- Ben, depuis que j'ai sept ans, donc, je pense rentrer dans la catégorie bien bien, répond-t-elle timidement.

Je pousse un cri de joie, en même temps que mon frère. Nous nous jetons un regard, lui et moi, et éclatons de rire. J'entends Titia dire à Jean-Baptiste :

- Bon, ben...Enchantée. Je m'appelle Titia.
- Jean-Baptiste. Et, ça fait longtemps que tu les connais ?
- Deux heures, répond-t-elle en souriant.

Nous nous calmons, et nous évitons mutuellement le regard de l'autre. Sinon, nous savons que nous allons à nouveau éclater de rire.

- Bon, commence Fabien. Je propose de vous écouter jouer. Vous jouez où ?
- Dans un cabanon qui se trouve dans mon jardin, déclare Jean-Baptiste.
- Et moi, dans ma chambre.
- Bien. Je propose, qu'on aille d'abord chez J-B.
- J'accepte, répond celui-ci.

Titia sort un téléphone de sa poche, et compose un numéro. Je l'entends qui se met à parler dans une autre langue, mais je ne distingue pas laquelle. Dès qu'elle raccroche, elle nous sourit et déclare.

- C'est ok pour moi aussi.

Ainsi, nous prenons tous les quatre le bus, et, pendant que mon frère fait connaissance avec Titia, je fais connaissance avec Jean-Baptiste. Ce mec à l'air très timide, mais plutôt sympa. Faut dire, être timide, pour un batteur, c'est un peu normal aussi. Je réajuste ma casquette sur mes dreadlocks, et jette un regard à l'éventuel batteur.

- Et, ça fait combien de temps que tu joues ?
- Depuis à peu près cinq ans.
- Ca fait un bon moment quoi.

Il acquiesce doucement. Vraiment, très timide. Je glisse un regard vers Fabien, qui lui est plongé dans une grande discussion avec Titia.


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- Et, tu aimes jouer ?
- Bien sur ! Depuis que je suis gamine, je rêve de devenir une vraie guitariste.
- Te faire reconnaître ?
- En fait, vivre de mon rêve, serait le bonheur. Je ne veux pas de la gloire, je veux juste vivre de ma passion.
- Bel état d'esprit.

Titia a un petit rire. Cette fille est sympa. Pas trop timide, elle rit beaucoup, et puis, j'adore son accent. Un accent pas du tout Allemand. Elle n'est pas d'ici. Mais, il n'empêche qu'elle est sympa.

- Et toi, tu fais quoi dans le groupe, me demande-t-elle.
- Déjà, je ne sais pas si on peut vraiment parler d'un groupe, mais je chante.
- Ah ouais ? Vas-y chantes un truc pour voir.
- Nan, pas dans le bus, les gens vont devenir dingues de moi de suite après.
- Ou alors, ils te jèteront du bus, propose-t-elle, en souriant.
- Eh, méchante !

Je croise les bras, et fait semblant de bouder, tandis qu'elle rit. Elle a un petit rire à mi-chemin entre le cochon et le rire normal. Absolument craquant. Finalement, je me mets à rire à mon tour. Son rire est communicatif.
Je jette un coup d'½il à mon frère et à Jean-Baptiste. Ce mec est plutôt sympa, bien que vachement timide. Un bon batteur, j'en suis sur. Environ cinq minutes plus tard, nous descendons du bus, et nous débarquons devant une petite villa plutôt sympa. Pour Yoann et moi qui vivons dans une petite maison tranquille, on n'est pas plus étonnés que ça, mais Titia, elle semble plus surprise. Probablement, qu'elle vit dans un appartement.
Nous marchons jusqu'à un petit cabanon, plutôt grand, que Jean-Baptiste nous ouvre.

- Okay, ben...Installez vous, je reviens.

Il s'éclipse rapidement à l'intérieur de la villa, tandis que nous entrons doucement dans le cabanon. En réalité, c'est une grande pièce, plutôt spacieuse, avec du parquet, dans laquelle, on peut trouver un canapé en patchwork, et une batterie. On pose nos sacs par terre, en attendant le retour de Jean-Baptiste. Yoann, tout en observant le lieu, s'adresse à Titia.

- Titia, après, si tu veux, on passe chez toi, et tu nous fais écouter comment tu joues.
- Je te préviens, que ce sera à la guitare sèche alors. On n'a pas déballé l'électrique.
- Ca fait combien de temps que tu as emménagé en Allemagne, demande-je.
- Deux semaines.
- Et, t'étais où avant ?
- En France, répond-t-elle simplement.

Je jette un coup d'½il à Yoann. Une Française...Intéressant. La porte s'ouvre, laissant apparaître un J-B, qui semble un peu gêné. Tous les trois, on lui adresse un sourire, pendant qu'il s'avance vers sa batterie, en faisant tourner ses baguettes dans la main gauche.

- Bon... Je vous fais quoi ?
- Comme tu préfères.
- Ok, alors, un petit bout de Scorpions.

Doucement, J-B commence à jouer « Still Loving You », et je dois avouer qu'il joue très bien. Bon, Scorpions juste à la batterie, c'est vrai que ça fait étrange, mais, il joue bien. Il a son style.
A la fin de la chanson, il nous regarde, attendant le verdict. Je jette un coup d'½il à Yoann, qui acquiesce.

- Ok, t'es pris, lui dis-je.
- Sérieux, s'étonne ce dernier.
- Si je te le dis.
- Ouah, ben merci alors !

Je souris, c'est marrant, quand il est heureux, il reste très timide, mais il sourit beaucoup plus. Il se lève, et Yoann et moi, lui serrons la main. Puis, on se retourne tous vers Titia.

- Ok... Bon, on prend le prochain bus, propose-t-elle, souriante.

C'est ainsi que nous sortons du cabanon, et que nous nous dirigeons vers l'arrêt de bus. Nous nous rendons au centre de Berlin, pas excessivement loin du lycée, en fait, à une demi heure en bus. De la, nous descendons devant un grand immeuble...


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Dans lequel nous entrons. Je ressens toujours la joie, d'avoir fait mes preuves, et d'avoir trouvé des gens plutôt sympa avec qui traîner. Titia nous emmène jusqu'à l'ascenseur, et elle appuie sur le deuxième étage. L'ascenseur n'est pas très grand, et Titia se retrouve coincée dans le fond, par Yoann. Ca n'a – bizarrement – pas l'air de la déranger.
Arrivé au second étage, nous sortons, et Titia nous dirige vers une porte qu'elle ouvre, tranquillement. Elle s'annonce en Français – j'avais reconnu la langue assez vite – et une femme d'environ trente-cinq ans apparaît.

- Bonsoir, dit-elle dans un Allemand très hésitant, et avec un accent à couper au couteau.

Nous la saluons à notre tour, tandis que Titia nous présente. Sa mère nous sourit et disparaît ailleurs. Nous suivons Titia dans une chambre aux murs bleu pâle, avec des tâches de peintures multicolores qui semblent avoir été jetée sur les mûrs. Je vois que Fabien semble sous le charme de la chambre de la jeune fille.

- C'est toi qui a fait la déco, demande-t-il.
- Oui. J'ai pas finit, et ça à un style un peu...
- J'adore, l'interrompt-il.

Elle se met à rire, avant de nous dire de faire comme chez nous. Les jumeaux ne font pas prier, et mettent leur sacs par terre, et en s'asseyant sur les poufs présents. Par contre, moi, je ne sais pas trop où me mettre. Elle sort une guitare noire d'une house, et s'assoie sur son lit.

- Ok. Une préférence ?
- Non, t'es libre de jouer ce que tu veux.

Elle semble réfléchir un instant, puis finit par frôler les cordes.

- Ok. Alors, je vous fais un petit bout de Noir Désir, un groupe français.
- On t'écoute.

Elle commence à gratter les cordes, et on entend une musique, rock, bien rythmée, un truc super. Je ne connais pas les paroles, et visiblement les deux autres non plus. Mais, Titia, elle semble connaître la chanson, bien qu'elle ne la chante pas.
A la fin de la chanson, on se met à applaudir. Presque aussitôt, elle prend une teinte légèrement rose.

- Merci, merci !
- Titia, c'est super, s'écrit Yoann.
- Ouais, je confirme !

Elle sourit doucement, en nous regardant.

- Vous pensez que je pourrais vous servir à quelque chose ?
- Evidement !
- Ca va de soi, que tu es prise !

Titia lâche sa guitare et se précipite pour serrer les deux frères dans ses bras. Je les regarde en souriant, et puis, elle finit par me serrer à son tour. Je n'ai rien fait de spécial, mais je ne vais pas non plus me plaindre !

Un quart d'heure plus tard, nous sommes en bas de l'immeuble.

- Bon, alors, on fait comme ça, demande Yoann.
- Alors, attendez je récapitule, intervient Fabien. Mercredi, on déménage la basse, le micro, les amplis, et tout ce qui va avec dans le cabanon de J-B. T'est toujours d'accord, s'inquiète-t-il.
- Mais oui, vous en faites pas !
- Bon. Ensuite, on vient aider Titia à déménager la guitare électrique, ampli et tout le bataclan.
- Et vous emmenez le tout chez moi, ajoute-je.
- Exact !
- Ben c'est parfait.

Nous restons encore un peu à parler, et puis, finalement, on finit par aller prendre le bus, après avoir dit au revoir à Titia.

Je sentais que cette année allait être très bien. J'avais déjà trois amis, et qui plus est, des gens qui aimaient la musique. Peut-être étions nous en train de former un groupe. De rock, probablement. Tout allait très bien se passer.


Oui, désormais, tout irait vraiment pour le mieux.

# Posté le lundi 12 février 2007 16:02

Chapitre 1

Chapitre 1
B'jour tout l'monde. Voila, tout beau tout chaud, le chapitre 1... J'espère que vous aimerez!

Pour vos comm's:
x-fanfic-tom-x : Et ben mirchi beaucoup ^^ Wala la suiteuh, vu que tu l'attendais ^^ Bisous!

Maintenant, bonne lecture à ceux qui me lisent :

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.¢нαριтяє 1.|
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- Titia, appela Jean-Baptiste de façon menaçante.
- Oui ?
- Est-ce que, par le plus grand des hasards, tu n'aurais pas embarqué mes baguettes chez toi l'autre soir ?
- Moi ? Nan ! C'est le chat qui a du te les prendre !

Jean-Baptiste la regarda, les yeux plissés, comme s'il la sondait. Les deux frères observaient la scène, d'un air amusé.

- Titia, tu mens très mal.
- Je ne mens pas, d'abord !
- Mon chat ne prend jamais mes baguettes. Il ne sait pas jouer de batterie.
- Moi non plus.
- Mouais... T'as vraiment pas le profil de la fille qui a rien fait.
- Mais j'suis un ange moi !

Yoann et Fabien pouffaient discrètement. Malheureusement, Titia les entendit et se retourna vers eux.

- Eh, mais au lieu de vous moquer vous, aidez moi !

Elle fut surprise par Jean-Baptiste qui l'attrapa et commença à la chatouiller. La jeune fille se tordait dans tous les sens afin de lui échapper.

- Avoue, et je te lâche.
- J'ai... j'ai... j'ai pris... les baguettes... de... de... J-B !

Jean-Baptiste la relâcha, avec un sourire satisfait.

- Ben tu vois, ce n'était pas si dur !

Titia lui tira la langue, sous les rires des deux frères. Voila à présent deux mois qu'ils se connaissaient, et tous les quatre étaient très soudés. Jean-Baptiste avait perdu sa timidité envers les trois autres, et il se chamaillait souvent avec Titia. Quant aux deux frères, ils étaient très proches du batteur et de la guitariste. Peu à peu, leur « groupe » s'était mis sur pied, et même s'ils se contentaient de jouer dans le cabanon, ils jouaient.
En ce moment, ils se trouvaient tous les quatre sur le parvis du lycée, où, Titia était emmitouflée dans un gros manteau. Visiblement, elle supportait mal le froid qui s'installait en ce début de Novembre, sur Berlin. Froid, qui, d'ailleurs ne semblait pas beaucoup déranger les trois garçons, qui eux, ne portaient qu'un simple blouson en plus. Titia, assise sur le banc, regardait les autres lycéens qui se baladaient dans la cour, tout en réfléchissant, le menton posé dans la main. Elle écoutait distraitement les gens autour d'elle parler cette langue qu'elle maîtrisait mal.
Perdue dans ses pensées, la jeune fille ne se rendit pas compte immédiatement que la pause était terminée. Il fallut que Yoann agite la main devant les yeux de cette dernière pour la faire réagir.

- Allez, Titia, on se réveille !
- Je ne dors pas ! Je pense.
- Bon, quoi qu'il en soit, on va arriver en retard en maths.

Titia grogna, puis se leva et suivit Yoann en maths, tandis que Fabien et Jean-Baptiste se rendaient en Français (Nda : c'est de l'Allemand, hein ^^ Mais dire cours d'Allemand, pour ça, c'est étrange !). Quelques minutes plus tard, ils étaient en cours, déjà en train d'écouter distraitement leur professeur. Enfin, seul Jean-Baptiste l'écoutait vraiment. Fabien, lui préférait écrire on-ne-savait quoi sur une feuille. Jean-Baptiste, se pencha légèrement afin d'apercevoir ce qu'écrivait son ami. Malheureusement, il aperçut seulement quelques mots gribouillés, et particulièrement illisibles. Décidant de ne pas trop chercher à comprendre, il préféra s'intéresser de plus près aux paroles de Melle Liperson, leur professeur. Seulement, ne serait-ce que quinze minutes plus tard, il avait déjà décroché. Leur prof avait beau être une jeune femme, elle ne pouvait pas s'empêcher de parler, parler, parler, et de donner des tas de détails inutiles. Alors, comme le reste de la classe, Jean-Baptiste préféra ne plus essayer vainement de suivre le cours, et rêvasser tranquillement.
De son côté, Fabien n'avait nullement l'intention de suivre. Le français, ce n'était pas fait pour lui. Lui, c'était l'art plastique. Et puis, il avait été inspiré. Quelques idées lui étaient venues. Des idées, qui au final étaient sorties comme ça, gribouillées sur un morceau de papier. « Leb die Sekunde hier und jetzt hier und jetzt sonst ist sie weg » (NDA : Profite de chaque seconde Ici et maintenant retiens-la Sinon elle est perdue). Au fond, ça correspondait bien à son état d'esprit. Vivre la seconde... Cela lui serait probablement utile. Peut-être bien, continuer d'écrire là-dessus, ajouter une musique... La première chanson appartenant au groupe ? Fabien sourit. Oui, il n'était pas si mal ce bout de chanson...

Ailleurs, ou plus précisément six salles plus loin, deux adolescents se trouvaient en cours de mathématiques. Alors que Yoann rêvassait, Titia planchait sur trois exercices. Elle était tellement concentrée, et plongée dans cet exercice, que rien ne semblait pouvoir l'atteindre ... Yoann aimait bien l'observer comme ça, quand elle ne le savait pas. Malheureusement pour lui, il fut interrompu dans son observation lorsqu'elle leva la tête en fronçant les sourcils.

- Tu comptes bosser, demanda-t-elle dans un chuchotement mécontent.
- Je ne sais pas. J'aime pas les maths, répondit-il avec un petit sourire moqueur.

Titia soupira, les sourcils toujours froncés, dans une vaine tentative d'intimidation. Elle regarda Yoann, et soupira une nouvelle fois.

- T'es désespérant. Tu pourrais au moins faire semblant.
- Non ce serait encore moins sympa pour ceux qui bossent vraiment.

Titia soupira, avant de s'affaler sur la table. Décidément, Yoann était un cas désespéré. Elle tenta de se replonger dans son exercice de maths, en marmonnant des paroles incompréhensibles pour Yoann.

Deux heures passèrent lentement, très lentement avant que le groupe ne puisse se retrouver libre. Ce jour là, ils finissaient leurs cours à douze heures, ce qui permit au groupe d'avoir leur après midi libre. Mais, d'abord, fallait-il que le bus arrive... Assis à l'arrêt de bus, le groupe avait prévu de déjeuner chacun chez soi, puis, de se retrouver ensuite chez Jean-Baptiste. Et, pour la suite, Fabien avait prévu de leur montrer ce morceau de texte qu'il avait écrit.
Leur bus arriva enfin, avec quinze minutes de retard. Et en plus, il était plein à craquer. Les quatre adolescents étaient coincés au fond. Jean-Baptiste était écrasé contre le mur, Fabien était en sandwich entre Titia et Jean-Baptiste, et Titia était serrée contre Yoann. Le premier à descendre fut Jean-Baptiste, puis, ce fut Titia, et enfin, les jumeaux arrivèrent chez eux.
Ils rentrèrent dans la petite maison, où tout était tranquille. Visiblement, la mère et le beau-père des deux frères n'étaient pas là. Ils se prirent deux plats surgelés, qu'ils firent réchauffer et mangèrent en silence. Tous deux étaient perdus dans leurs pensées. Tout était allé très vite ces derniers temps. Leurs parents avaient divorcés dans un fracas épouvantable. Puis, David, leur beau-père était entré dans leurs vies. Il avait vraiment apporté un grand soutient. Il aimait et prenait soin de la mère des jumeaux, et les avait initié à la musique. Et puis, ils étaient venus habiter à Berlin, où ils avaient rencontré Titia et Jean-Baptiste...Tant de choses avait changé...

Vingt minutes plus tard, tous deux étaient dans le bus qui les amenaient d'abord récupérer Titia, puis chez Jean-Baptiste. Aucun des deux ne parlait, n'osant déranger l'autre dans ses pensées.
Lorsque le bus freina et que Titia monta, ils sourirent tous les deux. La jeune fille portait un blouson en jean noir, qui lui allait très bien. Elle les vit et se précipita vers eux immédiatement.

- Ok, alors, je n'ai pas pris la gratte sèche, je pensais qu'on n'en aurait pas besoin, vu que la électrique est déjà chez J - B... Oh, merde, s'exclama-t-elle soudain, s'attirant le regard courroucé d'une vieille dame présente dans le bus. J'ai complètement oublié ses baguettes !
- Il va te tuer, déclara posément Yoann.

La jeune fille lâcha à nouveau quelques jurons, et cette fois-ci, la vieille dame se retourna vers elle choquée. Lorsque Titia s'en rendit compte, elle fit un petit sourire d'excuse. De leur côté, Yoann et Fabien riaient en silence.
Le trajet ne dura pas plus de dix minutes, et ils arrivèrent à la villa de Jean-Baptiste. Ils se dirigèrent directement vers le cabanon où ils étaient sûrs de trouver Jean-Baptiste – quelqu'un qui jouait de la batterie avec hargne, à treize heures, c'était forcément lui. Lorsqu'ils entrèrent, ils virent que Jean-Baptiste avait mis ses boules quiès, et qu'il semblait particulièrement énervé. Il était très rare de le voir en colère, puisqu'il détestait la violence, mais chacun savait que lorsqu'il s'y mettait, il pouvait devenir très méchant.
A la fin du morceau qu'il jouait, il retira ses boules quiès, et sourit en voyant ses amis, assis dans le canapé.

- Je ne vous avais pas entendu.
- Normal, vu comment tu jouais...
- J'avais besoin de me défouler, répondit-il simplement.

Aucun ne chercha à approfondir, bien que tous se demandaient ce qui avait pu se passer. Elle posa son blouson sur le canapé, se retrouvant vêtue d'une chemise noire, à manches courtes.

- Titia, t'as mes baguettes ?

La jeune fille – qui tournait le dos aux trois autres – fit une légère grimace. Elle ferma les yeux, prit une grande inspiration, et se retourna.

- Non, dit-elle tout doucement.
- Je m'en doutais. Alors, je vais devoir me contenter des vieilles que j'ai retrouvées.
- J'suis désolée...
- Pas grave.

Titia se mordit la lèvre inférieure, d'un air coupable. Fabien soupira, et décida de dériver le sujet.

- Dites moi, j'ai commencé un petit truc tout à l'heure...
- Ah, c'était ça que tu écrivais, réalisa soudainement Jean-Baptiste.
- Ouais. Tenez.

Il leur tendit le morceau de papier, où, depuis il avait rajouté des choses. Titia avait penché la tête sur le côté en plissant les yeux, pour comprendre. Jean-Baptiste, semblait lui aussi avoir du mal à comprendre.

- « doch dafür ist jetzt wirklich »... et je ne comprend pas la fin...
- Pareil pour moi, déclara Jean-Baptiste.
- Attendez, attendez, alors en gros, c'est ça.

Fabien récupéra sa feuille, et entreprit de chanter à cappella le début de sa chanson. Jean-Baptiste tapait le rythme sur la table basse qui se trouvait là. Lorsque Fabien eut finit, Titia se précipita vers sa guitare, qu'elle brancha à l'ampli.

- Ok, c'est quand qu'on la fait ?

Les garçons rirent, devant l'enthousiasme de leur amie.

- On la fera quand on aura toutes les paroles, lui répondit Fabien.

Elle afficha une moue déçue, et reposa sa guitare, avant de s'enfoncer dans le canapé mou.

- Bon... Des idées, demanda Fabien. En gros, ce serait bien de signaler les défaut de notre génération, et de passer un message, pour que chacun vive à fond.
- « A partir d'aujourd'hui les journées raccourcissent Il n'y a plus aucune raison de rire », proposa Yoann.
- Ouais, et puis « Hier c'était il y a 100 000 ans », ajouta Titia.
- « On met la galaxie sous calmants Le temps passe à toute vitesse », compléta Yoann.

Fabien semblait avoir un peu de mal à suivre, mais il y parvenait. Il notait tout à toute vitesse sur sa feuille, sans mettre les phrases en ordre. Après cinq minutes d'idées, dont certaines étaient bien, d'autres étaient complètement farfelues, Fabien déposa le stylo et la feuille. Le résultat était plutôt satisfaisant. Ils se rendirent chacun auprès de leurs instruments, après que Titia et Jean-Baptiste aient fait la partition. Et puis, tout commença...

« ab heute sind tage nur noch halb so lang
zum lachen gibt es gar nichts mehr
gestern war vor 100.000 jahren
morgen weiß das keiner mehr
ab heute wird die uhr durch'n countdown ersetzt
die sonne scheint auch in der nacht
'tschuldigung - ich hab mal eben nachgedacht
doch dafür ist jetzt wirklich keine zeit - keine zeit - keine zeit - keine zeit

leb' die sekunde
hier und jetzt - halt sie fest
leb' die sekunde
hier und jetzt - halt sie fest
sonst ist sie weg - sonst ist sie weg

ab heute gibt es jeden tag 'ne neue welt
planeten sind im ausverkauf
die ganze galaxie wird ruhig gestellt
und zeitraffer im schnelldurchlauf
scheiß auf gestern und erinner' dich an jetzt
bevor du es vergessen hast
'tschuldigung - ich hab mal drüber nachgedacht
doch dafür ist jetzt wirklich keine zeit - keine zeit
die zeit läuft - die zeit läuft - die zeit läuft
halt sie auf!
die zeit läuft...

leb' die sekunde
hier und jetzt - halt sie fest
leb' die sekunde
hier und jetzt - halt sie fest
sonst ist sie weg - sonst ist sie weg
halt sie fest

leb' die sekunde
hier und jetzt - halt sie fest
leb' die sekunde
hier und jetzt - halt sie fest
sonst ist sie weg - sonst ist sie weg »


Jean-Baptiste frappa un dernier coup, avant de retirer ses boules quiès. Fabien soupira, et son frère posa sa basse. Titia, quand à elle posa également sa guitare, avant, de faire un grand sourire au reste du groupe.

- J'ai adoré !
- Ouais, faut avouer que c'était pas mal, répondit Yoann.
- Ah, nan, c'était géant, insista Titia.
- Bon si tu veux.

Elle alla s'asseoir dans le canapé, et Yoann vint la rejoindre. Elle posa la tête sur l'épaule de son ami, tandis que celui-ci, adressait un sourire tout fier à son frère et à Jean-Baptiste. Fabien lui tira la langue, mauvais perdant. C'était toujours sur son frère que Titia s'appuyait, ou était serrée dans le bus. Même si aucun des deux n'était amoureux d'elle – ou n'avait un tel sentiment envers elle – il râlait toujours qu'elle faisait du favoritisme.

- Vous vous rendez comptes, demanda-t-elle soudain. C'est la première chanson qu'on écrit et qu'on joue.
- Ouais, et puis le résultat n'était pas trop mal, bien qu'à retravailler.
- C'est le début de la gloire mes amis, déclara Fabien, d'un air de conquérant qui fit rire tout le monde.

Après une petite pause, ils reprirent leurs instruments et décidèrent de retravailler cette chanson. Leur chanson... « Leb' die sekunde »...

Aux alentours de dix huit heures, un téléphone sonna. Celui de Titia, qui répondit comme à son habitude en Français. Dès qu'elle eut raccroché, elle soupira.

- Va falloir que j'y aille.
- Déjà, s'étonna Fabien.
- Oui... Ma mère veut que je rentre maintenant...
- Bon... On se voit demain alors ?
- Et tu fais gaffe dans le bus.

Après qu'elle ait salué tout le monde, Titia sortit du cabanon et monta dans le premier bus qui la ramenait à Berlin Centre. Dans le bus, elle mit les écouteurs de son MP3 à un niveau assez fort, et se laissa bercer par une musique Française qu'elle aimait particulièrement. Et, elle se perdit dans ses pensées...


Ailleurs, dans le cabanon, Yoann et Fabien avaient finit par partir. Jean-Baptiste, quand à lui, était resté enfermé dans le cabanon, sans que ses parents ne s'inquiètent le moins du monde. C'était toujours la même chose...

Yoann et Fabien, d'ailleurs, venaient de rentrer chez eux, où ils avaient trouvé leur mère, en train de parler avec David, qui faisait la cuisine. Ils étaient montés dans leurs chambres, respectives. D'un côté, il y avait Fabien qui écrivait. De l'autre, il y avait Yoann au téléphone. Et, d'ailleurs, Yoann se disputait au téléphone. Ses sourcils étaient froncés, et le ton montait... Malgré la porte fermée, son frère entendait et surtout savait qu'il se passait quelque chose d'important derrière la porte...Et tout naturellement, en découlait quelque chose...Peut-être une autre chanson ?

# Posté le mercredi 14 février 2007 10:14

Modifié le lundi 19 février 2007 11:58

Chapitre 2

Chapitre 2
Coucou tout le monde!
Me revoici avec un tout nouveau chapitre tout beau! Mouais, enfin, ça... J'vous laisse en juger hein! Perso, j'aime pas trop trop ce chapitre... Mais bon. Y a des jours avec des jours sans.
Ptit message à Manon-De-Nice qui me lit : Laisse moi des commentaires, toi!

Wala. Sinon, merci encore aux gens qui m'lisent!
Bisous tout le monde!


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.¢нαριтяє 2.|
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Le lendemain, à huit heures lorsque Yoann débarqua en cours – avec quelques minutes de retard – Titia remarqua tout de suite que quelque chose clochait. Déjà, il sortit ses affaires en ronchonnant, chose qu'il ne faisait jamais. Puis, même après les avoir sorties, il croisa les bras, et s'obstina à ne pas croiser le regard de Titia.

- Yoann ? Qu'est ce qu'il se passe, murmura Titia, en s'aplatissant sur la table.
- Rien.
- Ne dis pas rien. Ca se voit quand quelque chose ne vas pas.

Yoann soupira et continua de fixer le tableau noir, où leur professeur de mathématiques inscrivait des formules dénuées de sens pour le jeune homme.

- J'ai reçu un appel que je ne m'attendais pas à avoir.
- C'était qui, demanda-t-elle, doucement.
- Quelqu'un... Que je ne m'attendais pas à avoir au téléphone.

Titia soupira, avant de saisir la main de Yoann. Il lui adressa pour la première fois ce matin là, un regard. Un regard plein de tristesse, mais aussi de gratitude.

Lorsque, un quart d'heure plus tard, la sonnerie les libera enfin, Titia et Yoann allèrent retrouver J-B et Fabien qui les attendaient sur le parvis, le temps de leur pause. Tous les quatre assis à une table de libre, étaient pour le moment silencieux. Jean-Baptiste avait déjà allumé une cigarette, et son regard passait d'un jumeau à l'autre. Il avait remarqué que quelque chose clochait, mais ignorait encore de quoi il pouvait bien s'agir.

- Quelqu'un m'explique ?
- Sale journée, lâcha brutalement Yoann.
- Ah, répondit simplement Jean-Baptiste.

Soudain l'ambiance sembla encore plus tendue. Le portable de Yoann se mit à sonner et il répondit d'un grognement. Il raccrocha quelques secondes plus tard, sans un mot.

- Bien. Les enfants, que diriez vous de sécher, proposa ce dernier le plus naturellement du monde.

Les trois autres le regardèrent d'un air un peu surpris. Fabien fut le premier à réagir.

- C'est ok pour moi !
- Allez, ok pour moi aussi, ajouta Titia.

Jean Baptiste haussa légèrement les épaules.

- D'accord pour moi aussi.
- Bien.

Yoann se leva. Les trois autres l'imitèrent. Ils se dirigèrent vers la sortie du lycée – les sorties des élèves n'étant pas contrôlées. Une fois dehors, tous les quatre se dirigèrent vers l'arrêt de bus.

- Et on va où, demanda Jean-Baptiste.
- Au Centre Commercial, tenta Titia.
- Bonne idée. J'ai justement besoin de gel, répondit Jean-Baptiste, enjoué.
- Alors, allons-y pour le Centre Commercial, accepta Yoann, qui n'avait qu'une seule envie, se changer les idées.



Ce fut réussit. Tous les quatre passèrent une après midi tranquille, sans penser à leurs soucis. L'après midi se termina dans la cabane de chez Jean-Baptiste. Fabien chantait sans penser à rien d'autre, son frère avait retrouvé sa basse chérie. Quand aux deux autres, ils étaient assis dans le canapé, écoutant les deux frères jouer. Jean-Baptiste, souriait légèrement, en regardant ses deux amis. A chaque fois que quelque chose les retournait, on pouvait être sûr que ça ressortirait dans leur musique. Yoann jouait de façon plus forte, peut-être plus énervée aussi. Et Fabien, lui c'était son registre qui changeait. D'un côté, c'était bien, qu'ils puissent faire ressortir leur colère, et leur peine dans la musique. Mais d'un autre côté, Jean-Baptiste savait que ce serait mieux, s'ils n'avaient pas à le faire parce que tout irait bien...

- Oh, J-B ? T'es avec nous ou pas ?

Jean-Baptiste sortit de ses pensées, et remarqua que Yoann et Fabien avaient finit de jouer. Titia le regardait, d'un air inquiet.

- Désolé, je...Je pensais à autre chose.

Fabien s'affala sur le canapé, aux côtés de Titia. Il soupira avant de déclarer d'un air las :

- Bon. Je crois qu'il va falloir qu'on rentre.

Yoann lâcha un grognement guère engageant.

- Moi aussi Yoann, moi aussi.
- Et le pire, c'est qu'il a compris ce qu'il a dit, ajouta Jean-Baptiste, d'un air blasé comme il savait si bien les faire.
- C'est son jumeau, c'est normal pouffa Titia.

Yoann regarda tour à tour Titia et Jean-Baptiste, puis son frère. Et, surprenant tout le monde, Fabien et Yoann éclatèrent de rire.

- J-B, commença Titia, très franchement. Tu as compris quelque chose ?
- Absolument rien.

Tandis que les deux frères continuaient de rire, Jean-Baptiste et Titia se regardaient d'un air complètement ahuri. Lorsqu'ils se calmèrent, quelques minutes après, ils faisaient tout pour éviter le regard l'un de l'autre, bien conscient que cela les replongerait dans un fou rire. C'était toujours comme ça. Ils riaient et étaient les seuls à savoir pourquoi.

- Bon, dit Fabien, toujours en évitant de regarder son frère.
- Ouais. On va y aller.
- Bon, ben moi aussi alors, ajouta Titia.

Tous les quatre sortirent du cabanon. Puis, Fabien et Yoann partirent de leur côté, Titia du sien, son MP3 dans les oreilles. Elle s'inquiétait pour Yoann. Mais, elle ne pouvait rien faire de plus que d'espérer que tout irait bien. Elle ne savait même pas ce qui avait pu se passer, elle s'inquiétait sans savoir pourquoi...
Après un quart d'heure de marche – elle avait préféré rentrer à pied ce soir là, sans savoir pourquoi – Titia décida de tenter d'avoir un bus. Elle aimait bien marcher, mais ce soir là... Elle avait l'esprit trop ailleurs. Elle serait plus vite chez elle en bus...


Ailleurs, Yoann et Fabien étaient déjà rentrés chez eux. Toute la journée, Yoann avait réfléchit. L'appel de la veille, l'avait vraiment retourné. Il devait prendre une décision. Au plus vite. Il ne pouvait pas se permettre de se laisser emporter par cette histoire. Aussi, à peine rentré dans sa chambre, il prit son portable, et entreprit d'appeler quelqu'un.

- Charlotte ? C'est Yoann...



Titia venait tout juste de rentrer chez elle, et, d'ailleurs, ses parents lui passèrent un savon pour être rentrée si tard – et surtout sans avoir prévenu. Après, en avoir pris pour son grade, la jeune fille rentra dans sa chambre. Elle jeta son sac dans un coin, et alla chercher sa guitare. Elle avait besoin de jouer un peu, pour cesser de s'inquiéter pour Yoann. Elle attaqua tout de suite, par un morceau qu'elle aimait particulièrement, un morceau de Noir Désir, « Comme Elle Vient ». Son beau-père s'appuya contre le chambranle de la porte, l'écoutant jouer, en souriant.
Il était plutôt fier de l'avoir élevé dans ce style de musique. Il était fier, qu'elle ait prit l'initiative de prendre des cours de guitare, des années auparavant. Il était fier de ce qu'elle était devenue. Même s'il avait fallut partir en Allemagne pour que tout aille bien.
Il attendit qu'elle ait finit son morceau, pour déclarer, en faisant semblant de continuer à être en colère contre elle.

- Allez, viens manger ça va être froid.

Titia posa sa guitare dans un coin, et sortit de la chambre, pour se rendre à la salle à manger, où la table était mise. Sa mère était déjà à table et attendait patiemment, tout en regardant les informations Françaises. Elle avait beau parler Allemand, elle préférait quand même regarder la télévision Française.
Après le repas, elle retourna dans sa chambre, et remarqua qu'elle avait eu trois appels en absence. Numéro Inconnu. Elle soupira, et se réinstalla dans son pouf, afin de se remettre à jouer. Tout en laissant les notes de Nirvana planer dans sa chambre, elle laissa vagabonder son esprit. Qui était la personne qui avait appelé Yoann pour le mettre dans un tel état ? Cette question revenait tout le temps. Pourquoi ? Elle était préoccupée par Yoann, certes, mais ce n'étaient pas ces histoires, tout ça. Pourquoi se posait-elle sans cesse cette question ?



Ailleurs, Jean-Baptiste était toujours enfermé dans le cabanon. Il était bientôt neuf heures, et son ventre criait famine. Il finit par sortir du cabanon, et entra dans la villa. Il se dirigea vers la cuisine, sans prêter attention à ses parents qui hurlaient dans le salon. Tout devenait lassant. Il ouvrit le frigo, et prit du beurre, du fromage, et un paquet entier de pain de mie. Ce serait suffisant pour tenir encore un peu dans le cabanon. Arrivé là bas, il prit son téléphone, et remarqua qu'il avait un appel en absence. Pas de numéro. Il s'assit dans le canapé, et ouvrit le paquet de pain de mie. Parfois la vie était étrange...

Il fixait les instruments de musique de ses amis, en réfléchissant. En début d'année, il n'aurait jamais pu penser trouver de telles personnes. Mais, il les avait trouvé. Où plutôt, elles l'avaient trouvé. Yoann et Fabien, eux, c'était des vrais amis. Il les admirait. Ils étaient tellement sur d'eux, tellement à l'aise avec les autres. Il était conscient que si Fabien n'avait pas fait le premier pas, jamais une guitare, une basse, et un micro ne se trouveraient dans ce cabanon. Certes, Titia aussi était une amie géniale, mais, Titia, c'était également la « petite s½ur ». Déjà, parce qu'il avait envie de la surprotéger, en la voyant. Elle était petite, toute fine, et adorable. Et puis, la relation qu'il entretenait avec elle, c'était chamaillerie constante, et puis, de l'amitié à n'en plus finir.

Il se mit à sourire tout seul. Il avait vraiment eu de la chance sur ce coup là. Tout en mangeant, il remarqua que le chat de sa voisine était entré dans le cabanon. Ce chat, il passait beaucoup de temps chez Jean-Baptiste, préférant sa compagnie, à celle de sa vieille folle de maîtresse. Il aimait bien ce chat, tout roux, et au pelage ébouriffé. Très original. Finalement, il finit par laisser le chat manger son fromage.
Parfois, la vie était très étrange...





- Ok, je comprends. D'accord. Je te rappellerais. Oui. Ciao.

Et, sur ces paroles, Yoann raccrocha, avant de se laisser tomber dans son lit et de fixer le plafond. Certes, ce qu'il faisait était loin d'être une bonne idée, mais, il fallait qu'il le fasse. Fabien entra doucement dans la chambre de son frère. Il s'appuya contre le mur, et le regarda.

- Tu as appelé Charlotte ?
- Oui.
- Pourquoi ?
- Parce que je devais comprendre. J'en avais besoin.
- Comprendre quoi, Yoann ? Pourquoi elle t'a fait ça ? Il n'y avait rien à comprendre. Tu le sais bien.

Yoann soupira, et ferma les yeux. Son frère avait raison. Il n'aurait jamais dû l'appeler. Pourtant... Pourtant, il ne regrettait pas. Un an plus tôt, alors qu'il sortait avec Charlotte, il avait appris qu'elle l'avait trompé. Et, ça, il avait quand même eu du mal à s'en remettre. La première fois qu'il aimait vraiment une fille. Et, elle, elle l'avait trompé. La rupture avait été dure pour Yoann. Et, deux mois après, ils avaient déménagé à Berlin, pour le nouveau travail de son beau-père. C'était une chance pour lui. Il n'avait plus à croiser Charlotte.
Mais, la veille, Charlotte l'avait rappelé. Et, lui, il lui avait parlé. Il avait besoin qu'elle lui explique pourquoi elle avait fait ça.

- Elle a dit que ce n'était pas de ma faute. Qu'il l'avait draguée, et qu'elle s'était laissée faire. Parce que, il était beau et populaire. Parce qu'elle avait besoin de changement. Parce que ses parents le trouvaient plus fréquentable.

Fabien ne répondit rien. Il avait écouté son frère dire tout ça. S'il avait croisé Charlotte, il l'aurait tuée. Fabien s'approcha doucement, et s'allongea aux côtés de son frère, comme avant.

- Fab', je fais quoi ?
- Faut que tu l'oublies. Remuer le passé n'est pas une bonne idée.
- Sûrement...

Yoann ferma les yeux. Fabien aussi. Ca allait être dur pour lui de l'oublier. Surtout si elle rappelait. Mais, il y arriverait. Yoann avait toujours eu beaucoup de volonté. Et puis, il n'était pas seul. Il avait Fabien, Jean-Baptiste et Titia.
Tout allait bien se passer...




Chez Titia, l'ambiance n'était pas si terrible. Son beau-père avait finit par arrêter de lui faire la tête, et il était même en train de jouer de la guitare avec elle dans sa chambre. Il n'était pas rare que tous les deux se retrouvent, comme ça, et jouent diverses musiques. En l'occurrence, ils s'étaient attaqués à « Smoke On The Water » de Deep Purple. Une musique simple, pour se détendre. Son beau-père était assis sur le lit, elle enfoncé dans un de ses poufs mous. Ses poufs étaient bleus, et en forme de poire, c'était la raison pour laquelle on s'enfonçait toujours dedans. Cette chanson, c'était la première que Titia avait jouée, et c'était son père qui la lui avait apprise. Elle ne regardait même plus les notes lorsqu'elle la jouait. C'était mécanique. Alors, elle pensait à autre chose. Et, d'ailleurs, elle pensait encore à Yoann. Yoann pour qui elle s'inquiétait encore. Yoann qu'elle avait envie d'appeler, dans le seul et unique espoir de pouvoir l'aider.
Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas la chanson passer. Lorsqu'elle se rendit compte qu'elle était finie, elle regarda son beau-père.

- Bon, Titia, je vais y aller.
- Ok.
- Tu tardes pas trop à aller te coucher, hein.
- Ouais, t'en fait pas.

Il eut un petit sourire qui signifiait « ouais tu parles, je ferais mieux de m'en faire justement », avant de partir dans la chambre d'à côté, où il regardait la télévision en compagnie de la mère de Titia.
Titia, quand à elle, elle continua de jouer un petit moment. A la fin, c'était son invention plus qu'autre chose qu'elle jouait. Des notes, qu'elle lâchait dans les airs, sans réfléchir. Mais, des notes qui donnaient plutôt bien. Elle était perdue dans ses pensées. Au bout d'une demi heure, elle posa sa guitare, et alla se coucher. Tout en fixant le plafond de sa chambre, elle réfléchissait. Tout avait changé depuis qu'elle avait déménagé. Ca avait été un nouveau départ. Et, elle avait rencontré trois garçons tout simplement géniaux. Parce que Fabien, Yoann et Jean-Baptiste, elle les adorait. Tout simplement.
Oui, la vie avait bien changé. Mais, c'était plutôt bien, non ?



Le réveil sonna à sept heures chez Titia. Elle lâcha un grognement, réalisant soudain qu'elle était en week-end. Un samedi matin, réveillée à sept heures. De quoi être dégoûtée. Elle éteignit l'appareil, et s'étira. Elle fixa quelques minutes le plafond, tentant de se souvenir de ce qui était prévu pour cette journée. Evidement, aller jouer chez Jean-Baptiste. La jeune fille sortit de son lit chaud, et frissonna. Les matins en Allemagne, étaient décidément trop froids pour elle. Elle regrettait sa chère France.
Mais, le temps n'était pas au regret. Le temps était plutôt à chercher quoi faire en attendant une heure décente pour se pointer chez son ami. S'habiller lui parut être un bon choix. Après avoir pris une douche rapide, et mit une chemise noire, et un jean, déchiré, elle attacha ses cheveux en une queue de cheval basique, avant de se rendre dans la cuisine, afin de prendre un petit déjeuner.
La journée allait être pas trop mal – enfin, l'esperait-elle.


Dans le cabanon, Jean-Baptiste se réveilla tranquillement sur le coup des neuf heures. Acceptable. Il avait dormit sur le canapé, dans un silence des plus reposant. Il bailla et se leva, afin d'aller prendre une douche à la villa. Au passage, il remarqua qu'Hermann, le chat de la voisine était partit.
Jean-Baptiste entra dans la villa, où tout était silencieux. Chose rare et très reposante. Il monta à l'étage, là où se trouvait la salle de bain, dans laquelle il s'enferma. Il monta légèrement le chauffage, avant de se préparer pour aller prendre une douche.





Dans la chambre de Yoann, ce fut Fabien qui se réveilla en premier. Tous les deux avaient dormis dans le même lit, et, ils n'avaient pas eu énormément de place. Mais, Fabien n'avait pas voulut laisser son frère seul, et Yoann en avait été plutôt content. Rapidement, Yoann aussi ouvrit les yeux. Il sourit en remarquant qu'aucun des deux n'avait finit la nuit par terre. Ils avaient même réussit à rester tous les deux recouvert par la couette ! Après dix minutes de paresse, ils finirent par se lever. Ce fut évidement Yoann qui se rendit en premier dans la salle de bain, étant le plus rapide des deux. Lorsqu'il ressortit, vingt minutes plus tard, Fabien y alla à son tour. Sauf que lui, il monopolisa la salle de bain, durant plus d'une heure !

Lorsqu'il en ressortit, maquillé, habillé, et coiffé correctement, ils se mirent en fin en route pour se rendre chez Jean-Baptiste. Et, dans le bus, environ à mi-chemin, comme d'habitude, Titia les rejoignit.
Et puis, ils descendirent tous les trois, à l'arrêt de bus le plus proche de la villa du batteur. Batteur, d'ailleurs, absent du cabanon, lorsqu'ils entrèrent.

# Posté le dimanche 25 février 2007 19:16

Chapitre 3

Chapitre 3
Salut les gens!
Bon, ce chapitre à été plus plong à venir, certes, mais en même temps, il fait le double de page par rapport à d'habitude! Seize pages! Si ça, c'est pas un record! Vraiment, je me suis surpassée, et j'suis pas peu fière! (Ca va les chevilles?). Bien, je ne vais pas vous embeter plus longtemps, déja, je remercie ce qui lisent mon petit baratin, et il ne doit pas y en avoir beaucoup!
Donc
Sur ce
Bonne Lecture!

Paroles en Français.


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| ..¢нαριтяє 3.. |
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Après avoir finit de se préparer, aux alentours de dix heures et demie, Jean-Baptiste était sortit de la villa, et était allé dans la rue, sans trop savoir pourquoi. Et puis, soudain, il avait vu Hermann se précipiter vers lui. Visiblement, il essayait encore de s'échapper de chez sa maîtresse.

- Salut le chat, dit-il à l'adresse d'Hermann qui se cachait derrière lui.

Jean-Baptiste après avoir marché un petit moment dans la rue, accompagné du chat, fit demi-tour pour rentrer chez lui. Mais il entendit soudain, une voix féminine crier :

- Attends moi !

Jean-Baptiste se retourna, et vit une jeune fille de son âge, blonde, de taille moyenne courir vers lui. Elle s'arrêta à un mètre de lui, tandis que le chat daignait se diriger vers elle. Elle se pencha et le pris dans ses bras, avant de faire un sourire à Jean-Baptiste.

- Salut, lui dit-elle avec un fort accent anglais. Je suis Elodie, la nièce de la dame qui habite là.
- Jean-Baptiste, répondit-il simplement. J'habite à côté.
- Ah, alors, c'est donc toi le garçon que le chat aime tant !
- Ben... Je crois bien.

Elodie lui adressa un sourire.

- Mon Allemand n'est pas génial, j'ai été envoyée chez ma tante pendant un mois et demi. Et... Je crois que le chat est ma seule distraction ici !
- Ben...Si t'as envie de parler à quelqu'un, ou si tu t'ennuies un jour, je... Enfin, ma villa c'est celle là.
- Je m'en souviendrais ! Au revoir Jean-Baptiste.

Elle s'en alla, le chat dans les bras, ses longs cheveux blonds qui cascadaient dans son dos...Et lui, il la regardait, la bouche légèrement entrouverte. La rencontre s'était passée en quelque minutes, mais ça lui avait suffit. Il la trouvait magnifique. Et son accent Anglais, qui rendaient ses phrases si dures à comprendre. Et, la façon dont elle cherchait ses mots... Jean-Baptiste venait d'avoir le coup de foudre. Il rentra dans le cabanon, un sourire stupide accroché sur les lèvres.

- Ouh, J-B, quel sourire, se moqua Fabien en guise d'accueil.

Jean-Baptiste fit rapidement disparaître ce sourire béat, en voyant que Titia, et les jumeaux étaient là. Alors que Fabien et Yoann semblaient parfaitement normaux, et se dirigeaient vers leurs instruments, il remarqua que Titia, elle, avait un petit sourire mystérieux... La connaissant, il s'attendait au pire.

- Bon, les enfants, commença Fabien. J'ai deux nouvelles chansons. Enfin, faudra un peu les remixer, certes, mais...
- En espérant que t'aies bien écrit cette fois-ci.

Fabien tira la langue à Titia. Il sortit un cahier de son sac, chercha une page, et tendit le cahier aux autres. Tandis que Jean-Baptiste et Titia lisaient, serrés, l'un contre l'autre, Yoann – qui n'avait lu qu'une ligne – jeta un regard à son frère. C'était le genre de regard qui voulait dire « Je rêve, ou tu t'es servit d'un truc bien réel ? ». Fabien lui répondit par un petit haussement d'épaules.
Dès la fin de sa lecture, Titia leva la tête vers Fabien.

- J'aime beaucoup.
- Mais, tenta de compléter Fabien.
- Mais rien. Elle est chouette.

Jean-Baptiste acquiesça, signe d'accord total avec la jeune fille. En général, ils étaient d'accord avec elle quand elle critiquait les chansons. Parce qu'elle était vraiment perfectionniste à ce sujet. Tant qu'il y avait un défaut, elle le dirait. Et, là, si elle disait qu'il n'y en avait pas, c'était qu'il n'y en avait pas.
Ainsi, quelques minutes plus tard, chacun à son instrument, chacun commença à jouer, selon le rythme qu'avait proposé Jean-Baptiste. Enfin, jusqu'à la moitié du premier couplet. Là, Titia les arrêta.

- Y a un truc qui ne va pas.
- Et c'est quoi, demanda Fabien, les sourcils levés.
- Le tempo. C'est beaucoup trop rapide. J-B, on peut essayer en plus ralentit ?

Le batteur acquiesça, et il se prépara à jouer plus lentement. Au début, Titia jouait trois notes, répétitives, et hypnotisantes. Puis, elle était rejointe par les autres. Et, Fabien chantait.

Zum ersten Mal alleine
In unserem Versteck.
Ich seh noch unseren Namen an der Wand
Und wisch sie wieder weg.
Ich wollt dir alles anvertrauen.
Warum bist du abgehauen?
Komm zurück
Nimm mich mit

Komm und rette mich,
Ich verbrenne innerlich.
Komm und rette mich
Ich schaff's nicht ohne dich.
Komm und rette mich
Rette mich
Rette mich

Unsere Träume waren gelogen
Und keine Träne echt.
Sag das das nicht wahr ist,
Sag's mir jetzt.
Vielleicht hörst du irgendwo,
Mein SOS im Radio!
Hörst du mich? Hörst du mich nicht?

Komm und rette mich
Ich verbrenne innerlich.
Komm und rette mich
Ich schaff's nicht ohne dich.
Komm und rette mich
Rette mich
Dich und mich
Dich und mich
Dich und mich
[dich und mich]
Ich seh noch uns'ren Namen und wisch sie wieder weg
[dich und mich]
Unsere Träume waren gelogen
[dich und mich]
Und keine Träne echt
Hörst du mich? Hörst du mich nicht?

Komm und rette mich
Rette mich
Komm und rette mich
Ich verbrenne innerlich.
Komm und rette mich
Ich schaff's nicht ohne dich.
Komm und rette mich
Rette mich
Rette mich
Rette mich
Rette mich“



Titia lâcha les dernières notes et sourit doucement, le visage barré par des mèches de ses cheveux. Fabien lança un regard à son frère, et remarqua qu'il avait un léger sourire. Très léger. Quand à Jean-Baptiste, il faisait tourner ses baguettes dans ses mains, pensif. Ce fut Titia qui rompit le silence. Elle regarda Fabien droit dans les yeux, et demanda sans détour.

- D'où ça t'es venu cette inspiration ?
- Ah ça... C'est un secret Titi-Jolie.

Titia cilla à l'entente de ce nouveau surnom. Elle ne fut pas la seule. Yoann regarda son frère, les sourcils légèrement froncés. Jean-Baptiste ne réagit pas, toujours perdu dans ses pensées.
Deux heures plus tard, alors que Fabien écrivait dans son petit cahier, Yoann était en train de jouer avec la guitare sèche qu'il avait trouvée dans le cabanon – accordée, chose assez étonnante. Jean-Baptiste, était assis sur le canapé, à côté du bassiste, Titia assise à ses côtés. Fabien, très actif, raturait, écrivait, et semblait complètement absorbé par sa tâche. Une fois finit, il tendit le cahier sans un mot à Titia. Elle le prit lut rapidement et corrigea quelques phrases. Puis, elle le tendit à Jean-Baptiste et Yoann, les deux seuls à être capable de créer une partition.
Voila comment le groupe créait ses chansons. Tout se passait toujours comme ça. Fabien pour l'écriture, Titia pour la correction, Yoann et Jean-Baptiste pour la musique.
Cette chanson-ci, avait beaucoup plut au groupe. Pour une fois, ils n'y étaient pas revenus dessus par la suite. La fin de la journée se passa tranquillement, dans le cabanon, la fenêtre grande ouverte, laissant filtrer les derniers rayons du soleil. Yoann, Titia et Jean-Baptiste étaient installés dans le canapé, et Fabien, toujours sur sa chaise de bureau. Tout allait bien. Même Yoann riait. N'était-ce pas une preuve ça ?


Deux semaines passèrent. Deux semaines, durant lesquelles, il ne se passa rien. Pas de nouvelles chansons, pas de nouvelles rencontres, et au grand dam de Jean-Baptiste pas d'Elodie à l'horizon. Il n'avait parlé d'elle à personne pour le moment. Ca avait été deux semaines, normales, entre les cours de maths, de Français, d'art et les pauses où ils parlaient et riaient, dans le froid de Berlin. D'ailleurs, la neige avait recouvert la ville, émerveillant Titia.
Et, le vendredi après-midi arriva vite, au grand bonheur de tout le groupe, puisque ce vendredi, emmenait avec lui, deux semaines de vacances scolaires, pour célébrer les fêtes de fin d'années.
Dès quinze heures, à la fin de leurs cours, le groupe fut chez Jean-Baptiste. Ils avaient commencés par s'échauffer sur « Leb Die Sekunde », et s'apprêtaient à essayer de jouer « Rette Mich », lorsqu'un portable sonna. Titia posa sa guitare et se dirigea vers son sac. Elle en sortit son téléphone, et décrocha sans même regarder le numéro. Quelques secondes après qu'elle ait répondu – en Allemand, c'était devenu une habitude – elle poussa un cri, qui fit sursauter les trois garçons. Ils se retournèrent vers elle, soudain inquiet. Ils essayèrent de capter quelques mots, mais elle parlait en Français, très vite. Un grand sourire éclairait à présent son visage.

- Tu crois que c'est qui, demanda doucement Yoann à Fabien.
- Je n'en ai aucune idée. J-B ? Tu sais, toi ?
- Non. Mais, elle a l'air contente.

Contente était un euphémisme, pensa Yoann. Titia parlait tellement vite qu'il ne captait que quelques syllabes, et encore. Elle semblait tellement heureuse... Il se surprit même à penser que c'était un ex et qu'il viendrait en Allemagne, pour récupérer Titia... Il devenait jaloux sans même savoir de qui. Il se mit une baffe mentale. Non, il ne pouvait pas être jaloux. Jaloux, pourquoi, et pour qui ? Il n'était pas amoureux de Titia qu'il sache !
Quelques minutes après, elle raccrocha, et sautilla sur place, en murmurant « yes, yes, yes ».

- Titia, appela Fabien. Titia ?
- Oui, demanda-t-elle en s'arrêtant de sautiller.
- Qu'est ce qui te rend si heureuse ?
- Des bonnes nouvelles !
- C'est quoi tes bonnes nouvelles ?
- Alors...Pour commencer, demain, une amie que je n'ai pas vue depuis, longtemps débarque ici. Ensuite, elle m'a dit qu'elle venait avec son frère, que je n'ai pas vu depuis trop longtemps.

Yoann fit une petite moue. Titia sembla la voir, puisqu'elle ajouta, sur le ton de la plaisanterie.

- Pas besoin d'être jaloux les mecs, il a vingt-cinq ans, et je le considère comme mon grand frère !

Aux paroles de la guitariste, Yoann eut un sourire amusé. Se pouvait-il qu'il ait réellement été jaloux ? Heureusement, Titia avait pris cela comme une plaisanterie. La jeune fille fit encore quelques petits bonds, avant de récupérer sa guitare. Fabien sourit, et attrapa son cahier où il nota quelques petites choses. Il posa le cahier, puis quelques secondes après, il le reprit, et alla s'asseoir, en écrivant. Les trois autres le regardaient, étonnés. Quelques minutes passèrent et Fabien revint avec une page toute recouverte d'écritures. Titia la saisit et lut rapidement.

- Belle inspiration.
- Y a des fautes, je le sais.
- Mm, ça c'est clair.

Titia prit le stylo, et entreprit de corriger toutes les fautes qu'avait pu faire Fabien. Après, elle le tendit à Yoann et Jean-Baptiste. Comme à leur habitude, ils passèrent un petit moment à chercher une musique appropriée, et finirent par écrire la partition. La chanson fut nommée « Jung And Nicht Mehr Jungendfrei ». Ils essayèrent de la jouer, et au bout de la quatrième fois, ils parvinrent à un résultat à peu près satisfaisant.

- Okay, déclara Fabien. On essaie une dernière fois ?
- Ca va faire la cinquième Fab', se plaignit Jean-Baptiste, derrière sa batterie.
- Juste une dernière fois.
- Okay, une toute dernière fois alors, dit le batteur.

Jean-Baptiste battit la première mesure, et ils repartirent tous.

« Ihr steht immer pünktlich auf und verpennt was bei uns geht
Ich seh was was du nicht siehst - guck mal was auf unseren jacken steht
'Tschuldigung - du stehst im weg
Und wir müssen hier vorbei...

Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Tut mir leid ich weiß wir sollen nicht doch wir fangen
Schon mal zu leben an
Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Eure rechnung ist mit uns nicht aufgegangen
Wir fangen schon mal zu leben an

Ihr guckt immer gerade aus - habt uns nicht kommen sehen
Hallo ihr habt'n problem weil wir das kommando übernehmen
'Tschuldigung - du stehst im weg
Und wir müssen hier vorbei...

Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Tut mir leid ich weiß wir sollen nicht doch wir fangen
Schon mal zu leben an
Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Eure rechnung ist mit uns nicht aufgegangen

Wir sind immer was ihr grad nicht braucht
Das ist traurig - aber mittlerweile scheiss ich drauf

Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Tut mir leid ich weiß wir sollen nicht doch wir fangen
Schon mal zu leben an
Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Eure rechnung ist mit uns nicht aufgegangen“




Ce soir là, Jean-Baptiste resta seul un bon moment dans le cabanon. Il resta là à réfléchir. Et puis, un bruit sourd se fit entendre. En se retournant, il vit qu'Hermann était là, et qu'il le regardait de ses grands yeux jaunes. Jean-Baptiste s'approcha de lui, s'accroupit et le caressa. Ronronnant de satisfaction, le chat avança, et grimpa sur le canapé. Le batteur eut un sourire, et commença à ranger un peu le cabanon qui en avait besoin. Il fut interrompu dans la tâche, par quelqu'un qui frappait à la porte. Le jeune homme se redressa, et alla ouvrir. Son c½ur fit un bond, en reconnaissant Elodie, la nièce de sa voisine.

- Salut, dit-il.
- Salut.
- Qu'est ce que tu fais là ?
- Je tente d'échapper à ma tante.

Elodie lui fit un sourire, tandis que Jean-Baptiste s'effaçait pour la laisser entrer. La jeune fille regarda les instruments présents, émerveillée.

- Tu fais de la musique, demanda Elodie.
- Avec des amis... Un petit groupe de rock.
- Tu fais quoi toi ?
- Batterie.
- Vraiment ?

Elodie le regarda, toujours souriante. Elle approcha de l'instrument de Jean-Baptiste. Quant à lui, il observait sa voisine. Ce jour là, elle était vêtue d'un jean et d'un pull gris, ses cheveux blonds étaient attachés en une queue de cheval haute.

- Moi, je ne sais pas jouer d'un instrument, dit-elle, avec une petite pointe de regret dans la voix. Mais j'aimerais bien apprendre.
- Tu aimerais jouer de quoi ?
- Je ne sais pas. Peut-être de la guitare, ou de la batterie. Tu pourrais m'apprendre, demanda Elodie, en levant la tête vers lui.
- Et bien...
- Oh s'il te plait, s'il te plait, s'il te plait, supplia-t-elle, avec un petit sourire sur les lèvres.
- Ca ne s'apprend pas en un jour tu sais ?
- Je sais.
- Et, ce n'est pas la chose la plus facile.
- Je sais. Mais, je tiens quand même à essayer.

Jean-Baptiste eut un petit sourire. Elle le regardait, avec un sourire amusé sur les lèvres, et une petite lueur qu'il reconnut comme une lueur de défi dans les yeux. Jean-Baptiste avait pour credo de toujours accepter les défis. Et, sa charmante voisine venait de lui en lancer un.

- On commence quand, demanda-t-il.

La jeune anglaise poussa un cri de joie, et plaqua un baiser sur la joue de Jean-Baptiste, qui se sentit rougir. Heureusement, Elodie s'étant détournée, vers la batterie elle ne le vit pas.

- Je suis là pour trois semaines encore. Et, je suis libre tout le temps !
- Ta tante ne sera pas trop déçue de te voir ailleurs ?
- Ce sera toujours mieux, plutôt que de me voir enfermée dans la chambre d'amis avec le chat.
- Oui, en effet, approuva Jean-Baptiste.

Elodie s'était assise sur le canapé, et elle s'était remise à caresser un Hermann ronronnant de tout son saoul. Jean-Baptiste s'assit sur la chaise de bureau que Fabien avait laissée en face du canapé.

- Lundi, dix-huit heures, ça te va, demanda Elodie.
- Parfait.

La jeune fille sourit en jetant un coup d'½il au batteur. Lui, il la fixait de ses grands yeux noisette. Elle eut un petit sourire, avant de reporter son regard sur le chat. Jean-Baptiste aurait voulu dire quelque chose, ne pas laisser planer ce silence inconfortable, mais, il avait toujours été timide. Ce défaut l'avait toujours rongé. Même dans son look, il était timide, adoptant un look passe-partout, simples jeans, et tee-shirts, usant de tonnes et de tonnes de gel pour hérisser ses cheveux en pics. C'était probablement la seule chose pas trop banale chez lui.
Elodie continuait de caresser le chat, un petit sourire aux lèvres. Jean-Baptiste, qui commençait doucement à avoir faim, leva la tête vers la jeune anglaise.

- Tu... Tu as faim ?
- Un peu. Je n'ai pas encore mangé, lui répondit-elle.
- Tu veux rester manger ici ?
- Ici... Dans le cabanon ?
- Avoue qu'il est pas mal mon cabanon, dit Jean-Baptiste, d'un air amusé.
- Oh, oui... De la grande classe, lui répondit Elodie, le même air affiché sur son visage.
- Bien. Je vais aller préparer un petit dîner. Tu préfères quoi ?
- Peu importe. J'aime tout.
- Spaghettis ?
- Parfait !

Elle eut un sourire, en le regardant sortir du cabanon. Jean-Baptiste se dirigea vers la villa, tout en réfléchissant. Est-ce qu'inviter sa voisine à rester dîner allait de pair avec de mauvaises intentions ? Non. Lui, en tout cas n'en avait pas. Il la connaissait à peine et avait envie de la connaître un peu mieux. Il n'y avait aucun mal à cela. Il prit une casserole dans le placard, et entreprit de faire bouillir l'eau. Il n'y avait aucun son dans la maison. Son père était probablement encore au travail et sa mère... Ca, il n'en avait pas la moindre idée. Et, au fond, il s'en fichait un peu.
Pendant que l'eau bouillait, il prit des assiettes, et des couverts, ainsi qu'une nappe blanche, qu'il avait trouvée dans un placard. Il mit le tout dans un sac en plastique qui traînait, ainsi que deux verres, et une bouteille de coca. Une fois l'eau prête, il y ajouta le contenu du sachet de spaghettis.
Cinq minutes plus tard, il était de retour dans le cabanon, où il avait trouvé Elodie en train de regarder la batterie plus en détail. La laissant observer l'instrument, il avait prit une table basse en bois, qui traînait dans le fond du cabanon qui servait de débarra, et dressa la table. La nappe blanche, les assiettes, verres, et couverts en place, il ne manquait que les bougies pour créer une ambiance romantique à souhait.
La jeune anglaise s'approcha une fois les pâtes servies. Elle se réinstalla sur le canapé, tandis que Jean-Baptiste reprenait la chaise de bureau, afin d'être installé en face de la jeune fille.

Ce fut un repas parfait. Il n'apprit pas énormément à la connaître, mais rit beaucoup avec elle. Il savait au moins, que cette jeune fille avait le sens de l'humour, et une grande joie de vivre !
Après le repas, il la ramena jusqu'à l'entrée de la villa d'à côté. Certes, il n'y avait pas beaucoup de chemin, mais, il y avait tenu.

- Bon, et bien... On se voit lundi, demanda Jean-Baptiste.
- Oui. C'était une super soirée. Merci.
- Ce n'était rien.

Elodie déposa un baiser sur la joue du batteur, avant d'entrer dans la propriété.

- Bonne nuit, lâcha-t-elle.
- Toi aussi.

De retour dans le cabanon, Jean-Baptiste se rendit compte qu'il était vingt deux heures. Il n'avait pas vu le temps passer. Il s'allongea sur son canapé, et déplia sa couette, dans laquelle il s'emmitoufla, sans prendre la peine de se déshabiller. A peine sa tête eut-elle touché le coussin qu'il s'endormit. Sa dernière pensée de la journée, alla directement à une jolie blonde, nommée Elodie...





Titia était plantée devant le panneau d'affichage de l'aéroport. Elle attendait impatiemment de voir dans les avions ayant atterrit, celui en provenance de Paris. Il était dix heures, un samedi matin, et la jeune fille avait forcé son beau-père, grand adepte des grasses matinées à se lever plus tôt pour l'emmener à l'aéroport de Berlin. Mais, pour une fois, Monsieur Bertholi ne s'était pas plaint. Il était content de retrouver l'amie de Titia, qu'il avait toujours apprécié. Il arriva derrière Titia, qui scrutait attentivement le tableau des arrivées.

- Alors ? Elle arrive ?
- L'avion n'a pas encore atterrit
, répondit la jeune fille.

Elle poussa un soupir contrarié. Son amie était sensée avoir décollé à Toulon, atterrit à Paris, puis repris un avion jusqu'à Berlin. Soudain, les horaires se décalèrent, et firent de la place, à un nouvel atterrissage. « L'avion Paris – Berlin ». Il était arrivé avec dix minutes de retard, à cause du vent. Mais, qu'importait, il était là. A présent, Titia ne tenait plus en place. Elle jetait des regards un peu partout, impatiente à l'idée de revoir son amie.
Après quelques longues minutes d'attente, un cri résonna dans l'aéroport. Il fut vite rejoint par un second, tandis qu'une jeune fille blonde sautait littéralement dans les bras de Titia. Toutes les deux semblaient tellement heureuses de se retrouver. La jeune fille qui parlait à toute vitesse en Français, et en même temps que Titia avait de longs cheveux blond foncés, lâchés, lui descendant au milieu du dos. Elle était vêtue d'un manteau en laine noire, et d'un jean déchiré au niveau des genoux.

- Bonjour Camille
, intervint de beau-père de Titia.

Ladite Camille le salua, et le serra à son tour dans ses bras. Cela ne faisait que quelques mois que les deux jeunes filles ne s'étaient pas vues, mais, elles s'étaient autant manquées à l'une, qu'a l'autre.

- Où est David
, demanda Titia à son amie.
- Il arrive, il prend nos bagages.
- Oh, j'avais tellement hâte de vous revoir tous les deux !
- Nous aussi, on avait trop hâte !
- Surtout Camille, qui n'a pas arrêté de parler de ce voyage depuis deux semaines
, déclara un jeune homme qui était arrivé par derrière traînant deux valises.

Titia eut un grand sourire et se jeta au cou de l'homme, qui lâcha une valise pour la serrer. Il avait des cheveux châtain, décoiffés qui lui revenaient devant les yeux. Il était habillé, simplement, d'un jean déchiré aux genoux, semblable à sa s½ur, et d'un blouson en jean. Lorsque Titia le relâcha enfin, et qu'il put respirer, il la regarda.

- Eh, t'as pas changé Crevette !


Il serra la main du beau-père de ladite Crevette, tandis qu'elle grimaçait. Cela faisait des mois que plus personne ne l'avait appelée Crevette.

- Moi aussi, je suis contente de te revoir David !


Malgré tout, un grand sourire éclairait le visage de Titia. David, le frère de Camille, avait vingt cinq ans, et avait toujours considéré la jeune fille, comme sa seconde petite s½ur. Il fallait dire, aussi, qu'elle et Camille se connaissaient depuis des années. Forcement, ça rapprochait !
Dans la voiture, David s'était assis devant, à côté de Monsieur Bertholi. Derrière, Titia et Camille bavardaient, de choses et d'autres. Arrivés à l'appartement Monsieur Bertholi, aida David à décharger les valises. Durant leurs deux semaines de congés, David et Camille allaient rester chez Titia, dans la chambre d'amis. Heureusement qu'ils vivaient dans un appartement assez grand !
La mère de Titia fut très contente de voir arriver chez elle Camille (qui semblait avoir encore grandit, d'après Madame Carbora, la mère de Titia) et David, qu'elle avait toujours beaucoup apprécié. Une fois tous les bagages déposés, alors que David parlait avec le couple, Camille et Titia parlaient dans la chambre de la jeune fille.

- Alors, tu joue toujours de la guitare, demanda Camille, en avisant l'instrument de son amie.
- Oui. D'ailleurs, faudra que je te présente les garçons.
- Ceux du groupe de rock ?
- Oui. Tu verras, ils sont super !
- Je n'en doute pas. Oh, au fait, je viendrais vous écouter jouer.
- Hm ? Pourquoi
, demanda Titia, étonnée.
- Pour me moquer de toi
, lui répondit son amie, d'un air amusé

Camille avait toujours été très attirée par tout ce qui touchait à la musique. Elle pratiquait, la guitare, le piano, la batterie, et le saxophone. Mais, mieux encore, elle savait écouter, et repérer la bonne musique. Titia le lui avait toujours dit : elle finirait productrice chez Universal !

- Pour voir ce que vous valez, idiote
, reprit la jeune fille blonde.
- Tu ne te moqueras pas ?
- Bien sûr que non. Je ne me suis jamais moquée de toi, je ne vais pas commencer aujourd'hui.


Titia eut un sourire. Son amie était géniale. Elle l'avait toujours été. Toutes les deux se connaissaient depuis qu'elles avaient huit ans, et elles en avaient à présent quinze. Ces derniers mois, elles s'étaient beaucoup parlées, via Internet, mais aussi par téléphone. Il était clair, que se voir, ça leur avait manqué !
A midi, le beau-père de Titia avait finit de préparer le déjeuner, et ils vinrent déjeuner, ce qu'il avait préparé. L'après-midi qui suivait, Titia devait aller chez Jean-Baptiste, où, Yoann et Fabien seraient d'ailleurs présent. Camille était vraiment impatiente de les rencontrer, depuis que Titia lui parlait d'eux !
Sur le coup des quatorze heures, elles prirent un bus, où elles trouvèrent Yoann et Fabien au fond. S'approchant de ses amis, Titia entreprit de faire les présentations – ce qui n'était pas aisé, les garçons parlant peu Français, Camille ne parlant pas du tout Allemand.

- Fab', Yoann, je vous présente, la fameuse Camille, amie depuis longtemps. Cam', Fabien, c'est celui au look « Emo », et Yoann c'est celui avec les dreadlocks !
- Enchantée, dit Camille dans un Allemand très hésitant, et incompréhensible, à cause de son accent du sud.
- De même
, répondit Fabien, qui était le plus doué en Français.

Yoann sourit à la jeune fille, dans l'impossibilité de dire quoi que ce soit dans sa langue. Titia sourit, et entreprit de détailler leur musique à Camille, demandant souvent aux autres de la compléter.
Yoann et Fabien aimaient bien Camille. Elle souriait tout le temps, et faisait des efforts pour dire des mots en Allemand. Elle avait cet accent, qui faisait aussi tout son charme. Un accent, plus présent que celui de Titia. On ne pouvait pas faire autrement que de ne pas l'aimer. Elle avait cette joie de vivre, et cet optimisme à toute épreuve, qui faisait que les gens l'adoraient dès le premier regard. Et, les jumeaux n'avaient pas échappés à la règle !
Arrivé chez Jean-Baptiste, Titia présenta à nouveau Camille, et expliqua qu'elle était là, parce qu'elle était très curieuse, et qu'elle aimait la musique. Elle se garda bien de dire que Camille savait reconnaître un bon groupe d'un autre, de peur qu'ils ne se vexent. Connaissant ses amis, Titia avait peur, qu'ils croient qu'elle doutait d'eux. Ce n'était pas le cas du tout ! Elle les adorait, et leur musique était géniale, elle le disait elle-même !
Fabien, comme à son habitude, sortit son petit cahier, et le tendit à Titia, qui relut la dernière chanson écrite. Comme toujours le cahier passa de ses mains, à celles de Yoann et Jean-Baptiste pour la musique. Une fois l'air composé, Ils se mirent à jouer. Ils s'y reprirent à sept ou huit fois avant d'obtenir quelque chose d'a peu près correct. Camille les écoutait, patiente, ayant donné une ou deux fois, de petits conseils à son amie, qui les avait traduits pour le reste du groupe. A la dixième fois, la chanson avait prit forme. Camille leur demanda de la jouer une nouvelle fois, en s'y mettant à fond. Ce qu'ils firent...

„Meine augen schaun mich müde an und finden keinen trost
Ich kann mich nich' mehr mit anseh'n - bin ichlos
Alles was hier mal war - kann ich nich' mehr in mir finden
Alles weg - wie im wahn ich seh mich immer mehr verschwinden

Ich bin nich' ich wenn du nich' bei mir bist - bin ich allein
Und das was jetzt noch von mir übrig ist - will ich nich' sein
Draußen hängt der himmel schief und an der wand dein abschiedsbrief
Ich bin nich' ich wenn du nich' bei mir bist - bin ich allein

Ich weiß nich' mehr, wer ich bin - und was noch wichtig ist
Das ist alles irgendwo, wo du bist
Ohne dich durch die nacht - ich kann nichts mehr in mir finden
Was hast du mit mir gemacht - ich seh mich immer mehr verschwinden

Ich bin nich' ich wenn du nich' bei mir bist - bin ich allein
Und das was jetzt noch von mir übrig ist - will ich nich' sein
Draußen hängt der himmel schief und an der wand dein abschiedsbrief
Ich bin nich' ich wenn du nich' bei mir bist - will ich nich' mehr Sein

Ich lös mich langsam auf - halt mich nich' mehr aus
Ich krieg dich einfach nich' mehr aus mir raus
Egal wo du bist - komm und rette mich
Ich bin nich' ich wenn du nicht...“


Camille les regardait. Ils s'étaient vraiment donnés à fond cette fois-ci. Elle souriait doucement. La jeune fille secoua négativement la tête. Les quatre membres du groupe se regardèrent inquiet. Qu'allait-elle bien pouvoir leur sortir ?

- Titia, quand tu m'a dit que vous aviez fait un groupe de rock, il y a deux mois, je m'attendais à un petit truc d'amateur. Pas à des pros.


Titia resta surprise, la bouche légèrement entrouverte. Camille devait exagérer. Ils étaient loin d'être des professionnels ! La jeune fille blonde remua légèrement sur le canapé, soudain mal à l'aise.

- Ecoutes, je trouve ça, tout simplement génial. Non seulement, la façon dont vous procédez, mais aussi votre façon, de jouer, de créer les chansons, tout le monde participe, personne n'est mis à l'écart... Je suis impressionnée pour ça. Et, il y a cette aisance, quand vous jouez, à croire que vous êtes tous en parfaite harmonie... C'est vraiment impressionnant. Il y a quelques défauts, certes, mais ils sont faciles à éliminer !


Elle releva la tête, et regarda Titia. La jeune fille qui tenait toujours le manche de sa guitare dans la main, la bouche entrouverte, se ressaisit et traduit toute la tirade de Titia aux jumeaux et au batteur. Tous les trois fixèrent soudain intensément Camille. Aucun ne savait où la jeune fille voulait en venir.

- Bon, et je trouve que ce serait du gâchis, que vous restiez dans ce cabanon, alors, que vous pourriez jouer dehors, devant du public, et...
- Cam', la célébrité n'est pas le plus important. On joue pour nous
, déclara Titia.
- Je ne dis pas le contraire, mais avoue que ce serait important de faire passer le message aux gens, non ? La chanson « Leb Die Sekunde », dont tu m'as parlé... Elle est importante !
- Camille, j'en sais rien... Franchement, on n'a jamais réfléchis à jouer devant un public. Ce serait très soudain.


Fabien se racla la gorge, histoire de rappeler qu'ils étaient là, et qu'ils ne comprenaient rien à la conversation. Titia lui fit un sourire d'excuse et résuma tout rapidement.

- Elle n'a pas tort, déclara Yoann. Elle n'a pas tort du tout. Certes, on y a jamais réfléchis, mais ce ne serait pas trop mal pas vrai ? On a des messages à faire passer. Et puis, c'est notre rêve commun, non, de vivre de notre passion ?

Il fallait avouer qu'il avait de bons arguments ! Titia sourit. Elle regarda Fabien et Jean-Baptiste.

- On essaie d'y réfléchir, demanda-t-elle au groupe, qui lui répondit par un hochement de tête général.

Après avoir retransmit à Camille tout ce qui venait de se dire, le jeune fille se leva, souriante, et fière d'elle, d'avoir pu trouver de nouveaux talents.

- Titia, tu sais que David est manager chez Universal, il n'aurait aucun mal à vous mettre sur la voie du succès !


Titia acquiesça, avant de traduire aux membres du groupe. Elle posa sa guitare, Yoann faisant de même avec sa basse, et alla s'asseoir dans le canapé, et le bassiste, à ses côtés, comme à son habitude. Fabien et Jean-Baptiste s'approchèrent. Tous étaient plongés dans leurs pensées, et leurs questions. Si David et Camille pouvaient vraiment les aider, ils devraient se débrouiller aussi par la suite, pour se faire connaître en Allemagne, et se faire aimer du public.
Fabien, tout en réfléchissant, regardait Camille. La jeune fille l'intriguait. Elle semblait si sure d'elle en disant qu'ils étaient très doués. Peut-être était-ce une bonne idée, s'ils se faisaient connaître... Il fallait y réfléchir...

Après une petite pause, ils reprirent leurs instruments, et s'y remirent. Ils jouèrent un peu tout et n'importe quoi. Ca passa de leurs chansons à des chansons d'autres musiciens... Le tout jusqu'à dix huit heures. Passé cette heure là, chacun rentra chez lui.

Jean-Baptiste, passa la soirée seul, dans le cabanon, à jouer de la batterie, juste pour jouer, et s'imagina sur une scène, un jour...

Yoann et Fabien, dans leur salon, reparlèrent de l'idée de Camille, et tombèrent d'accord sur la même chose : Oui, ce n'était pas une mauvaise idée de réaliser leur rêve.

Chez Titia, Camille avait mit David au courant de la situation du groupe, et David demanda à les écouter, dès que possible.

Tous savaient que ce serait dur. Mais, ils avaient envie d'essayer. C'était leur rêve.

# Posté le mercredi 28 février 2007 08:06

Modifié le jeudi 01 mars 2007 20:06